Les bancaires seront à l’honneur en 2014 selon Invesco

La société de gestion estime que les valorisations encore faibles et l’amélioration des fondamentaux macroéconomiques et microéconomiques vont assurer une solide performance au compartiment cette année

Si la plupart des gérants d’actifs sont confiants dans les perspectives offertes par les Bourses européennes en 2014, Invesco l’est tout particulièrement concernant les valeurs bancaires. « Il est important de se souvenir qu’en matière de bénéfices le secteur bancaire est plus sensible à la croissance économique que n’importe quel autre secteur. Ainsi, lorsque l'économie se redresse, cela débouche sur un relèvement des estimations bénéficiaires », souligne John Surplice, gérant du fonds Invesco Pan European.

Après avoir baissé de 0,4% en 2013, le PIB de la zone euro devrait en effet repartir de l’avant cette année. Les dernières données statistiques sont en outre plutôt encourageantes, ce qui a conduit Threadneedle Investments à relever de 0,7% à 1,1% sa prévision de croissance pour 2014 « compte tenu de la bonne santé de l'Allemagne et d'une reprise plus vigoureuse que prévu en Espagne et en Irlande ». Ce climat conjoncturel a d’ores-et-déjà permis aux valeurs bancaires de surperformer les marchés d’actions. Après avoir grimpé de 19% en 2013, l’indice sectoriel Euro Stoxx 600 Banks a ainsi engrangé plus de 4,6% depuis le début de l’année, contre seulement 2,8% pour l’Euro Stoxx 600.

Bonne dynamique sur les dividendes. Outre les anticipations d’une amélioration de la conjoncture, certaines banques ont par ailleurs offert de belles surprises aux investisseurs. La Société Générale, dont les bénéfices ont dépassé les attentes au quatrième trimestre 2013 et porté ses profits à 2,2 milliards sur l’ensemble de l’exercice, a ainsi annoncé qu’elle porterait son taux de distribution de dividende cible de 27% à 40% pour l’exercice 2014. Légèrement supérieurs aux attentes, le bénéfice net de 2,5 milliards d’euros de Crédit Agricole SA permettra au groupe de verser un dividende au titre de l’exercice 2013 pour la première fois depuis trois ans.

Après plusieurs années de pression à la baisse sur la rentabilité des banques, liées à la crise des finances publiques européennes mais aussi au durcissement de la réglementation, John Supplice estime donc que les banques européennes sont plus attractives que jamais. « Compte tenu des faibles valorisations actuelles, cela signifie que le secteur devrait être en mesure de bien performer aussi longtemps que l'environnement réglementaire restera favorable, ou pas trop pénalisant », explique-t-il. A l’heure actuelle, les actions bancaires européennes traitent à des niveaux valorisant un peu plus d’une fois la valeur de l’actif net tangible, c'est-à-dire hors actifs incorporels. En 2007, quelques mois avant le début de la crise financière, elles traitaient aux alentours de deux fois la valeur de l’actif net tangible.