Capital-investissement

Le judicieux concept de holding incubatrice

Truffle Capital, spécialisée dans les nouvelles technologies, propose un produit combinant neuf holdings ISF permettant d’échapper à la nouvelle réglementation.

Les contraintes sont plus nombreuses depuis cette année pour les holdings dites « holdings passives » (1).

Un montage validé par Bercy.

Truffle Capital a donc opté pour une solution différente. La société de capital-investissement spécialisée dans les secteurs de l’énergie, des technologies de l’information et des sciences de la vie propose ainsi un produit basé sur des holdings animatrices qui ne sont pas concernées par la nouvelle réglementation. Après des échanges avec les différentes autorités, Truffle Capital a obtenu le visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour une offre au public, et un rescrit de la direction de la législation fiscale (DLF) confirmant l’éligibilité du schéma aux réductions d’ISF, mais également d’impôt sur le revenu.

Neuf holdings animatrices…

Concrètement, Truffle Capital va constituer neuf holdings incubatrices, chacune axée sur un secteur industriel spécifique : biotechnologie, matériel médical, chimie verte, logiciels, internet, télécoms et mobile, énergies nouvelles, matières premières et matériaux, et bois-énergie. Chaque holding investira au fil du temps dans une à trois entreprises proposant des ruptures technologiques, étant précisé que les holdings animatrices ne sont pas tenues d’investir la totalité des sommes collectées avant le 15 juin 2010, comme c’est le cas pour les holdings passives.

… mais une seule souscription.

Par ailleurs, alors que beaucoup de ces dernières ont relevé de manière importante leur ticket d’entrée,le produit de Truffle Capital est accessible à partir de 2.500 euros. Le souscripteur n’a besoin de remplir qu’un seul bulletin et les sommes reçues seront ensuite réparties à parts égales entre chacune des holdings afin de simplifier la gestion et de mutualiser le risque.

Truffle Capital espère lever 45 millions d’euros avec ses holdings incubatrices.

(1) L’Agefi Actifs n° 432, p. 4.