Le directeur des investissements d’Amundi corrige ses propos sur Ponzi et le private equity

Alexandre Garabedian
La comparaison de Vincent Mortier, le responsable de la stratégie d'investissement d'Amundi a fait grincer des dents en interne.
(Crédit photo : RK)

Vincent Mortier, le responsable de la stratégie d'investissement d'Amundi, a amendé jeudi les propos qu'il avait tenus la veille sur les phénomènes de bulle dans le private equity. Il avait alors comparé certains excès à ceux d'une «pyramide de Ponzi» lors d'une conférence de presse. Une image qui a fait grincer des dents dans le microcosme français du capital investissement, et notamment en interne, puisque Amundi développe aussi des expertises en private equity.

«L’image que j’ai utilisée de la pyramide de Ponzi pour décrire certains segments ciblés de ce marché était inappropriée car elle sous-entendrait un caractère frauduleux de certains acteurs, ce qui n’est évidemment pas le cas», précise Vincent Mortier dans un message électronique envoyé par Amundi à L'Agefi.

«Lors d’une conférence de presse sur les vues de marché de la gestion d’Amundi, j’ai répondu à une question sur l’état des valorisations du secteur mondial du private equity. J’ai exprimé le fait que comme tout marché, le private equity pouvait être soumis à des effets localisés de bulles, qui peuvent être accentuées par les spécificités de ce secteur», rappelle le responsable dans ce message.

Vincent Mortier avait pointé du doigt mercredi un problème réel : l'expansion des valorisations au gré des reventes de participations d'un fonds à l'autre. Un phénomène qui pourrait arriver à son terme si les fonds de private equity devaient réévaluer à la baisse la valeur de leurs portefeuilles au 30 juin pour tenir compte de la correction en cours sur les marchés cotés.