Produits d'épargne

Le conseil automatisé en voie de régulation

Les robo-advisors proposés par les fintechs intègrent progressivement les offres des acteurs institutionnels qui développent la distribution en ligne

Ces prochaines semaines, les annonces de partenariats entres des institutionnels de la gestion d’épargne et des start-up vont se succéder. Les intérêts en jeu sont multiples. Pour les compagnies d’assurances, par exemple, il est notamment question de développer la distribution d’épargne en ligne qui a tendance à faire du surplace en France. Pour les conseillers, le recours à ce type d’outils est un atout supplémentaire pour valoriser un accompagnement à haute valeur ajoutée.

La forte expansion du phénomène des robo-advisors dans l’univers financier se traduit également par une prise en compte plus assidue des régulateurs. En Europe comme en France, l’heure est à l’étude des modèles et à la vérification du bien-fondé réglementaire des procédures instaurées. Le travail de mise en garde et d’appel à la vigilance est-il effectué dans les mêmes conditions par un conseiller physique que par un robot ? L’internaute qui profite d’un ensemble varié d’informations sur internet sera-t-il pour autant véritablement conseillé ? Face à l’ensemble des réflexions qui sont enclenchées, il est à parier que les différentes initiatives émergentes se traduiront par de nouvelles réglementations.