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L'Avis de WiseAM

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D’une semaine sur l’autre, de grands intervenants de la Place révèlent leur politique d’investissement par classes d’actifs et zones géographiques
Les investisseurs accorderaient-ils autant d’importance à la thématique italienne si le roi du tweet avait encore frappé les esprits ces derniers jours ? Rien n’est moins sûr… Passé les craintes inflationnistes ou de guerre commerciale, les investisseurs ont choisi fin mai de réagir à un blocage politique qui se dessinait pourtant depuis belle (très belle…) lurette. Le 5 avril, nous nous étonnions déjà de la complaisance des marchés à l’égard de l’alliance potentielle des populistes des deux bords qui se dessinait alors, mais surtout du risque de blocage politique durable si aucun accord n’arrivait. Pour synthétiser les évènements les plus récents, les investisseurs ont appris de part et d’autre de l’Atlantique à connaître le Président Matarella. Probablement – et à juste titre – échaudé par la perspective de voir l’eurosceptique parmi les eurosceptiques Savona s’asseoir à la table des prochains sommets des ministres des finances européens, Matarella a refusé d’entériner sa nomination… Monsieur Conte a alors décliné le poste de Premier Ministre, fragilisant l’équilibre déjà bien précaire précédemment obtenu entre extrême droite et extrême gauche, 

et jetant par la même occasion la capricieuse scène politique italienne dans le bain de l’incertitude. Encore.

Quand la fête tombe à l’eau… Le renvoi de l’eurosceptique a dans un premier temps engendré une humeur plutôt festive dans les salles de marché ouvertes lundi 28 mai… Un climat qui n’a pourtant pas résisté bien longtemps à l’épreuve des faits : le ridicule de la situation n’a d’abord fait que renforcer la probabilité de voir les extrêmes tirer parti de la situation. De nouvelles élections ne permettant pas à notre sens d’éviter la prise de pouvoir des eurosceptiques en Italie. Ceux-ci verraient dans ce cas de figure au contraire monter leur score un peu plus encore. Le risque principal pour les classes d’actifs était finalement tout autre : que le pays se retrouve sans gouvernement… et les créanciers sans interlocuteurs ! Heureusement, un accord surprise a finalement été trouvé, bien que l’équilibre reste à ce jour plus que fragile. Ajoutez à ce contexte le timing parfait de l’Espagne pour réclamer un vote de confiance à l’égard du si populaire Rajoy, et vous obtiendrez le contexte idoine pour la phase de « risk off »* vécue sur les marchés en cette fin mai. Après s’être arraché les cheveux à comprendre les tenants et les aboutissants de la scène politique grecque ou chypriote dans un passé plus ou moins récent, les investisseurs américains doivent désormais depuis deux semaines se livrer au même exercice avec les Italiens. A ce rythme, ils finiront plus eurosceptiques que Varoufakis, Tsipras et Beppe Grillo réunis !

Quel impact sur nos allocations ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une phrase correspond en tout cas parfaitement au contexte de marché actuel mais surtout à l’attitude que l’investisseur avisé se doit d’adopter ! «Timing is the key»**. Qui se souvient des analyses prévoyant tout et son contraire lors des différents actes de la tragédie grecque ou du mélodrame chypriote se méfiera des prévisions affichées comme certaines du scénario politique à venir… mais surtout des décisions opérationnelles uniquement justifiées par cette grille de lecture. En Europe comme ailleurs, les évènements politiques sont rarement les meilleurs alliés des investisseurs. En revanche, le rôle de l’allocataire est selon nous de conserver la marge de manœuvre pour profiter à long terme de cette situation : certains marchés d’actions ou obligataires emportés avec l’eau du bain peuvent ainsi revenir sur des niveaux attractifs. Le contexte était selon nous déjà réuni il y a deux semaines pour procéder à une réduction du risque dans nos différentes allocations. Une poursuite du mouvement actuel serait source d’opportunités. Si tel ne devait pas être le cas, il y en aura d’autres : nous continuons de penser que le nouveau paradigme de marché, à savoir des pics de volatilité plus fréquents, perdurera.  

 

* Phase de crainte, souvent excessive, des opérateurs ou tous les actifs risqués semblent touchés, même ceux en apparence non liés à l’actualité présentée comme le catalyseur.

** « Le timing est la clé ».

Les investisseurs accorderaient-ils autant d’importance à la thématique italienne si le roi du tweet avait encore frappé les esprits ces derniers jours ? Rien n’est moins sûr… Passé les craintes inflationnistes ou de guerre commerciale, les investisseurs ont choisi fin mai de réagir à un blocage politique qui se dessinait pourtant depuis belle (très belle…) lurette. Le 5 avril, nous nous étonnions déjà de la complaisance des marchés à l’égard de l’alliance potentielle des populistes des deux bords qui se dessinait alors, mais surtout du risque de blocage politique durable si aucun accord n’arrivait. Pour synthétiser les évènements les plus récents, les investisseurs ont appris de part et d’autre de l’Atlantique à connaître le Président Matarella. Probablement – et à juste titre – échaudé par la perspective de voir l’eurosceptique parmi les eurosceptiques Savona s’asseoir à la table des prochains sommets des ministres des finances européens, Matarella a refusé d’entériner sa nomination… Patatras ! Monsieur Conte a alors décliné le poste de Premier Ministre… fragilisant l’équilibre déjà bien précaire précédemment obtenu entre extrême droite et extrême gauche, et jetant par la même occasion la capricieuse scène politique italienne dans le bain de l’incertitude. Encore.

Quand la fête tombe à l’eau… Le renvoi de l’eurosceptique a dans un premier temps engendré une humeur plutôt festive dans les salles de marché ouvertes lundi 28 mai… Un climat qui n’a pourtant pas résisté bien longtemps à l’épreuve des faits : le ridicule de la situation n’a dans un premier temps fait que renforcer la probabilité de voir les extrêmes tirer parti de la situation. En d’autres termes, la tenue potentielle apparaissait comme l’issue la plus probable… De nouvelles élections ne permettant pas à notre sens d’éviter la prise de pouvoir des eurosceptiques en Italie. Ceux-ci verraient dans ce cas de figure au contraire monter leur score un peu plus encore. Le risque principal pour les classes d’actifs était finalement tout autre : que le pays se retrouve sans gouvernement…et les créanciers sans interlocuteurs ! Heureusement, un accord surprise a finalement été trouvé, bien que l’équilibre reste à ce jour plus que fragile. Ajoutez à ce contexte le timing parfait de l’Espagne pour réclamer un vote de confiance à l’égard du si populaire Rajoy, et vous obtiendrez le contexte idoine pour la phase de « risk off »* vécue sur les marchés en cette fin mai. Après s’être arraché les cheveux à comprendre les tenants et les aboutissants de la scène politique grecque ou chypriote dans un passé plus ou moins récent, les investisseurs américains doivent désormais depuis deux semaines se livrer au même exercice avec les Italiens. A ce rythme, ils finiront plus eurosceptiques que Varoufakis, Tsipras et Beppe Grillo réunis !

Quel impact sur nos allocations ? Nul ne connait les performances patrimoniales de l’acteur Russel Crowe cité en préambule. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette déclaration correspond en tout cas parfaitement au contexte de marché actuel mais surtout à l’attitude que l’investisseur avisé se doit d’adopter ! « Timing is the key »**. Qui se souvient des analyses prévoyant tout et son contraire lors des différents actes de la tragédie grecque ou du mélodrame chypriote se méfiera des prévisions affichées comme certaines du scénario politique à venir… mais surtout des décisions opérationnelles uniquement justifiées par cette grille de lecture. En Europe comme ailleurs, les évènements politiques sont rarement les meilleurs alliés des investisseurs. En revanche, le rôle de l’allocataire est selon nous de conserver la marge de manœuvre pour profiter à long terme de cette situation : certains marchés actions ou obligataires emportés avec l’eau du bain peuvent ainsi revenir sur des niveaux attractifs. Le contexte était selon nous déjà réuni il y a deux semaines pour procéder à une réduction du risque dans nos différentes allocations. Une poursuite du mouvement actuel serait source d’opportunités. Si tel ne devait pas être le cas, il y en aura d’autres : nous continuons de penser que le nouveau paradigme de marché, à savoir des pics de volatilité plus fréquents, perdurera.

 

*phase de crainte, souvent excessive, des opérateurs ou tous les actifs risqués semblent touchés, même ceux en apparence non liés à l’actualité présentée comme le catalyseur.

**« le timing est la clé ».

 

Principaux points forts

  • Des phases correctives naissent des opportunités d’investissement
  • Les indicateurs économiques toujours positifs en absolu

 

Principaux points faibles

  • Tensions sur les spreads périphériques
  • Des taux high yield en hausse
  • Saisonnalité défavorable