Portefeuilles types

L'avis de WiseAM

WiseAM
Les données économiques publiées au cours de l’année 2017 nous ont montré une amélioration de l’activité dans l’ensemble des grandes zones économiques (3,7 % pour la croissance mondiale 2017 selon le FMI, contre 3,2 % en 2016). Les Etats-Unis continuent sur leur lancée, l’Europe et l’Asie connaissent une réelle accélération. Ainsi, la croissance mondiale semble installée, pour le plus grand plaisir des investisseurs.

Cette tendance a été confortée par le FMI, qui a revu à la hausse ses prévisions pour 2018 et 2019, notamment en raison du plan fiscal de Donald Trump aux Etats-Unis. Le FMI a – naturellement – pointé les zones à risque. Il en souligne trois :

- La valorisation élevée des actifs financiers (actions et obligations) dans un contexte de remontée des taux. Les performances boursières sur les trois dernières années se sont accompagnées d’une expansion des multiples, montrant que les marchés anticipent sur les performances économiques à venir. Les obligations de la zone euro sont particulièrement chères ;

- le niveau de l’endettement (privé et public). Les encours de dettes dépassent les 200 % du PIB dans la plupart des grandes économies. Ces niveaux d’endettement limitent les capacités d’investissement à moyen terme (et par voie de conséquence la croissance économique future). Ils fragilisent la solvabilité des agents économiques. De manière corolaire, on constate que les taux d’épargne aux Etats-Unis sont anormalement bas. S’ils favorisent la consommation à court terme, une augmentation des revenus sera nécessaire pour pérenniser la croissance économique ;

- les tentatives de repli sur soi en matière de commerce international. La globalisation de nos économies accroît les interdépendances. Les tentatives de contrôle unilatéral du commerce international risqueraient de peser sur la croissance future.

Mais pour le moment le marché profite d’une croissance économique synchronisée qui semble installée sur 2018. Cet environnement devrait être porteur sur les prochains mois pour les actions. De fait, les publications de résultats du quatrième trimestre sont très majoritairement au-dessus des attentes et les investisseurs relèguent au second plan les problématiques de valorisation.

Les actions américaines paraissent robustes (portées par les valeurs technologiques leader, en forte croissance et qui semblent inattaquables), mais nous leur préférons les actions européennes et émergentes. D’une part, les niveaux de valorisation y sont moins tendus et d’autre part, les taux de marges moins élevés pourraient progresser dans ce contexte économique favorable.

L’année 2017 aura été marquée aussi par un retour en grâce de l’euro et 2018 s’ouvre sur un affaiblissement du dollar contre toutes les monnaies. Si ce mouvement a pesé sur la performance des fonds internationaux en 2017, 2018 pourrait offrir aux investisseurs européens des points d’entrée sur les obligations internationales.

Cette phase du cycle ouvre également des interrogations sur les obligations. La reprise pourrait conduire à une augmentation des anticipations d’inflation, celles-ci entraînant une remontée des taux déjà perceptible en fin d’année. Il convient donc de rester à l’écart des obligations long terme dont les taux sont anormalement bas, les obligations émergentes faisant exception.

Si le mouvement de hausse des taux venait à s’amplifier ou que d’éventuelles déceptions sur les chiffres d’affaires à venir se faisait jour des prises de bénéfices sur les marchés actions plus ou moins prononcées pourraient intervenir après la phase d’euphorie que nous connaissons. Ce constat s’observe déjà sur les quelques valeurs dont les publications de résultat déçoivent (même raisonnablement) les investisseurs : les dégagements peuvent conduire à une chute brutale du cours.

Il faudra donc être vigilant sur les éventuels points d’inflexion économiques. De manière à limiter les risques des portefeuilles et conserver des marges de manœuvres importantes pour renforcer le risque des portefeuilles en cas de baisse nous investissons une part importante en gestion alternative à faible volatilité et présentant des risques faiblement directionnels.


Principaux points forts du marché

- Un environnement économique favorable

- Une politique monétaire toujours bienveillante

- Une inflation maîtrisée

Principaux points faibles du marché

- Des valorisations de plus en plus tendues

- Des taux d’intérêt anormalement bas

- Une volatilité des changes accrue

 

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