Portefeuilles types

L'Avis de Montpensier Finance

Montpensier Finance

Portées par une dynamique économique mondiale robuste, des conditions monétaires favorables, de bons résultats des entreprises et le recul du risque systémique en zone euro, les actions ont rebondi de plus de 10 % au cours des cinq premiers mois de l’année.

Le momentum reste donc favorable aux actions mais certains risques demeurent présents et militent pour une gestion flexible et la mise en place tactique de stratégies de « macro hedging » dans les portefeuilles.

Nous maintenons une surpondération raisonnable des actions, avec une préférence pour les actions de la zone euro et les titres japonais. L’exposition aux obligations a progressivement été réduite, en effet, les primes de risque sont de moins en moins attractives. Nous privilégions les stratégies de portage comme les dettes financières, les obligations émergentes en devises fortes ou encore les obligations convertibles européennes qui bénéficient de bons fondamentaux et permettent d’atténuer la volatilité de nos portefeuilles grâce à leur convexité.

Notre stratégie s’appuie sur les quatre piliers de notre méthode MMS (Montpensier Market Scan) : le momentum économique, la dynamique monétaire, les valorisations et la dynamique des marchés.

Pilier 1 : Le momentum économique reste bien orienté pour l’ensemble des zones géographiques. Aux Etats-Unis néanmoins, l’indice « Citi Surprise » est en baisse depuis trois mois.  En zone euro, les différents indicateurs de croissance sont toujours en accélération, avec notamment un taux de chômage en baisse et des confiances consommateurs et économiques bien orientées, le PMI manufacturier de la zone est d’ailleurs au plus haut depuis six ans. Le Japon affiche l’un des meilleurs momentum économiques dans le monde. Il bénéficie de la reprise des exportations et de la production industrielle, le chômage est au plus bas et les indices de confiance des investisseurs et des consommateurs se redressent. Enfin, l’économie chinoise se porte globalement bien, malgré des ventes de détail en ralentissement et une confiance économique encore fragile.

Pilier 2 : En zone euro et au Japon, les politiques monétaires restent ultra accommodantes. Lors de la dernière réunion de la BCE, le 8 juin, Mario Draghi a confirmé que les achats nets d’actifs demeureront à 60 milliards d’euros par mois jusqu’à fin décembre 2017. Il pourrait poursuivre si nécessaire le programme en 2018. Le président de la BCE a toutefois supprimé lors de son discours sa référence à d’éventuelles nouvelles baisses de taux. Les prévisions de PIB ont été relevées à +1,9 % en 2017 et +1,8 % en 2018. En revanche, l’inflation a été révisée à la baisse en 2017 et 2018, respectivement à +1,5 % et +1,3 %. Aux Etats-Unis, stimulée par un marché de l’emploi dynamique, la réserve Fédérale devrait poursuivre ses hausses de taux malgré une inflation sous-jacente en deçà de la cible. Au Japon, la politique monétaire, qui inclut un programme massif d’achat d’obligations d’Etat mais aussi d’achats de fonds indiciels locaux, devrait rester offensive.

Pilier 3 : Les niveaux de valorisation sont, en relatif, plus attractifs en zone euro et au Japon. En zone euro, la croissance des bénéfices par action (BPA) de l’année en cours n’a pas été révisée à la baisse pour la première fois depuis plusieurs années. Les ratios de cours/bénéfices (PE) restent sur des niveaux convenables (14,9). Aux Etats-Unis, les niveaux de valorisation sont relativement chers (17,7) et la croissance des BPA attendue pour 2017 s’élève à 10,4 %. Le Japon est valorisé à des niveaux proches de sa moyenne 5 ans (PE de 16,9) avec une croissance des BPA pour 2017 de 10,8 %.

Pilier 4 : La dynamique des marchés européens et américains est favorable depuis l’automne. Les flux à destination des actions européennes reviennent, mais encore timidement par rapport aux sorties de 2016.

En conclusion, le contexte des marchés semble favorable selon notre méthode MMS, mais nous identifions néanmoins trois risques :

- La fin du « Trump trade », car le président américain aura politiquement beaucoup de mal à mettre en place son programme fiscal.

- Le challenge de la Chine à supporter le poids de sa dette, dont Moody’s vient d’abaisser la note.

- Et, comme souvent, les troubles politiques (comme en Italie) et géopolitiques (Moyen-Orient et Corée).

 

Principaux points forts du marché

- Indicateurs économiques bien orientés.

- Politiques monétaires accommodantes en Europe et au Japon.

- Les élections françaises ont fortement atténué le risque systémique en zone euro.

Principaux points faibles du marché

- Déception aux Etats-Unis à propos des réformes fiscales et budgétaires.

- Risques géopolitiques en hausse.

- Niveau d’endettement de la Chine.

 

Évolution des marchés financiers depuis le 1er janvier 2016, au 20/06/17 à 17h30

CAC 40 : 5.293 / +8,87 %

DJ EuroStoxx 50 : 3.560 / +8,21 %

DAX 30 : 12.814 / +11,62 %

FTSE 100 : 7.472 / +4,62 %

S&P 500 : 2.445 / +9,23 %

Dow Jones : 21.515 / +8,87 %

Nasdaq Composite : 6.213 / +15,43 %

Nikkei 225 : 20.230 / +5,84 %