Portefeuilles types

L'Avis de BFT IM

BFT IM

L’accumulation de bonnes nouvelles s’est généralisée à l’ensemble des zones économiques. Qu’il s’agisse des données d’enquêtes ou de comptabilité nationale, l’orientation de ces indicateurs plaide pour une poursuite, voire une accélération de la croissance en 2017, quelle que soit la région du monde. Et, fait assez rare depuis la grande dépression de 2009 pour que l’on n’oublie pas de le mentionner, les projections de croissance du PIB de l’ensemble des principales zones économiques (les régions développées comme émergentes) ont fait l’objet de révisions à la hausse pour 2017.

Le consensus des économistes a revu sa copie en matière de prévision de croissance du PIB et de prix aux Etats-Unis. De son côté, la Commission européenne a également rehaussé de 0,1 point sa projection de croissance du PIB pour 2017 ainsi que pour 2018 pour la zone euro. Et la Banque d’Angleterre a significativement revu son scénario de croissance économique (+0,6 point).

En parallèle, les efforts consentis par les entreprises pour restaurer leur pricing power et in fine leurs marges bénéficiaires constituent incontestablement un autre moteur de soutien des marchés d’actions, en progression depuis le début de l’année. En Europe, les entreprises ont, dans leur ensemble, publié des résultats financiers qui ont été conformes voir supérieurs aux attentes et les perspectives de chiffre d’affaires ont déjà fait l’objet de révisions haussières.

Il convient cependant de noter que cette embellie, macro et microéconomique, intervient dans un contexte caractérisé par une multiplication des sources de tension pouvant possiblement affaiblir la croissance mondiale. La politique économique menée par la nouvelle administration américaine – accusations non fondées de manipulation des cours de change de l’euro et du yuan, multiplication de décrets présidentiels à l’issue incertaine, politique économique dont le  contour et le timing restent encore inconnus – est susceptible de générer des effets pervers aussi bien sur la croissance américaine que sur le commerce mondial.

Plus préoccupant, les indicateurs d’incertitude politique ont atteint des niveaux inobservés en France en Allemagne et en Italie. L’application des programmes de partis politiques briguant le pouvoir (convocations de référendums par exemple) engage directement l’intégrité de la zone euro. Les taux d’intérêt de plusieurs pays européens se sont en conséquence ajustés à la hausse, provoquant ainsi un renchérissement des conditions financières. Cette situation est d’autant plus paradoxale que les indicateurs de tension sur les marchés d’actifs risqués s’établissent sur de faibles niveaux alors même que le cours de l’or, considéré pourtant comme une valeur refuge, a progressé de près de 8 % depuis le début de l’année. Comment positionner nos portefeuilles dans cet environnement pour le moins contradictoire ?

En dépit de l’existence de vents contraires, nous sommes convaincus de la nécessité de rester exposés sur les actifs risqués. Les marchés obligataires (hors émergents) restent chers du fait de l’intervention toujours aussi marquée des banques centrales. Cependant, l’environnement incertain nous conduit à privilégier des actifs de protection comme les obligations américaines ou le dollar américain.

Bien que confrontés à un environnement volatil, les fondamentaux du marché du crédit restent favorablement orientés. Nos convictions d’investissements se concentrent ainsi sur le marché du crédit européen, avec une préférence pour le segment du high yield qui présente des niveaux de rendement que nous jugeons encore attractifs. En outre, nous avons accentué la diversification de nos portefeuilles en intégrant une position sur le marché du crédit américain.

D’une façon plus globale, nous continuons de favoriser les actions, classe d’actifs pour laquelle nous maintenons une exposition diversifiée sur différentes zones géographiques. Dans le même registre, nous privilégions plusieurs axes thématiques tels que les petites et moyennes capitalisations européennes, le secteur bancaire européens ainsi que les futures sur dividende.

 

Principaux points forts du marché

- Indicateurs d’activité économique en nette progression.

- Amélioration de la situation financière des entreprises.

- Stabilisation des cours du pétrole.

Principaux points faibles du marché

- Tâtonnement de l’administration américaine.

- Climat politique incertain en Europe.

- Politique américaine aux Etats-Unis plus agressive qu’escompté.

 

Évolution des marchés financiers depuis le 1er janvier 2017, au 27/02/17 à 17h30

CAC 40 : 4.849 / -0,26 %

DJ EuroStoxx 50 :  3.311 / +0,65 %

DAX 30 : 11.830 / +3,04 %

FTSE 100 : 7.259 / +1,64 %

S&P 500 : 2.366 / +5,71 %

Dow Jones : 20.814 / +5,32 %

Nasdaq Composite : 5.843 / +8,56 %

Nikkei 225 : 19.107 / -0,04 %