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L'Avis d'Aviva Investors France

Aviva Investors France

Le premier trimestre 2017 n’a ressemblé en rien au premier trimestre 2016. Affranchies des craintes sur la croissance, les actions ont poursuivi leur ascension déclenchée par l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche en novembre dernier. Le « Trump trade » a été le principal moteur des actions sur les premiers mois de l’année. Les investisseurs ont également bien accueilli la confirmation d’une accélération de la croissance et de l’inflation en zone euro. Les signaux envoyés par l’économie européenne ont en effet entretenu la tendance, à l’image de la croissance de l’activité du secteur privé – à un pic de près de six ans – ou de l’inflation – sur un point haut de quatre ans à 2 % en février. La croissance des résultats des entreprises a été solide au quatrième trimestre 2016 et les prévisions ont été révisées à la hausse.

Nous continuons de surpondérer les actions de la zone euro qui nous paraissent plus attractives que les actions américaines en termes de valorisation. Nous  privilégions les valeurs exposées au cycle économique. Notre stratégie actions comprend notamment des positions longues sur les banques européennes qui devraient bénéficier d’un environnement de taux plus élevés.

Sur le front politique, l’article 50 conduisant à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été déclenché par Theresa May fin mars. L’événement n’a eu un impact significatif que sur la parité de la livre. Nous restons toutefois à l’écart des actions britanniques, particulièrement les petites et moyennes capitalisations, en raison de l’impact négatif attendu du Brexit. Nous sommes également négatifs sur le marché actions suisse, dont la valorisation nous paraît trop élevée et l’exposition aux valeurs cycliques trop faible.

Nous sommes positifs sur les actions des marchés émergents qui devraient tirer  profit de la reprise économique mondiale dans un contexte de ralentissement maîtrisé de la croissance chinoise. Enfin, la position sur le Japon est désormais légèrement surpondérée dans les portefeuilles diversifiés. Les exportatrices japonaises devraient bénéficier de toute amélioration du commerce mondial et la hausse des salaires, qui soutiendrait la consommation, reste un objectif du gouvernement.

Du côté du marché obligataire, les taux longs ont pris de la hauteur en zone euro à l’issue d’un premier trimestre en dents de scie. Les incertitudes autour des élections présidentielles ont conduit à des tensions sur le spread France-Allemagne 10 ans, relativement contenues si l’on considère le manque de visibilité sur les résultats électoraux. Des tensions qui se sont nettement relâchées dans le sillage du résultat du premier tour avec l’arrivée en tête d’Emmanuel Macron, identifié comme le plus pro-européen des candidats.

Nous demeurons sous-pondérés sur la dette souveraine allemande et globalement neutres sur les dettes « semi-cœurs ». Sur la courbe allemande, notre position reste à le pentification. Nos portefeuilles sont légèrement surpondérés sur les dettes souveraines espagnole et italienne qui devraient bénéficier de la baisse de l’aversion au risque. Nous maintenons également notre position longue d’inflation afin de profiter de valorisations attractives dans un contexte de normalisation de l’inflation. Nous favorisons les taux réels par rapport aux taux nominaux.

Sur le marché du crédit, si les mesures accommodantes de la BCE constituent un soutien majeur au marché euro investment grade, les niveaux de valorisation atteints sont tendus. Le crédit offre toutefois toujours un rendement relativement attractif ainsi que de la diversification par rapport aux obligations souveraines. Nous favorisons les notations BBB (Standard & Poor’s ou équivalent) par rapport aux émetteurs notés A ou mieux, ainsi que les émissions hybrides corporate et les subordonnées financières.

Nous restons positionnés sur les actifs de diversification obligataires : la dette émergente en devise locale et le crédit global high yield. En mars, nous avons pris quelques bénéfices en diminuant notre pondération sur les obligations internationales à haut rendement qui présentent moins de potentiel qu’en 2016.

Enfin, dans le cadre de nos stratégies de réduction du risque dans les portefeuilles diversifiés, nous avons implémenté une position longue sur les taux 30 ans américains.

 

Principaux points forts du marché

- La reflation triomphe de la déflation.

- Un tournant est en vue pour les politiques monétaires.

- L’influence des fondamentaux sur l’évolution des marchés va s’accentuer.

Principaux points faibles du marché

- La montée du nationalisme et des mouvements populistes en Europe.

- Risques de guerre commerciale liée à des mesures protectionnistes.

- Un atterrissage brutal de la croissance chinoise encore possible.

 

Évolution des marchés financiers depuis le 1er janvier 2017, au 25/04/17 à 10h00

CAC 40 :  5.265 / +8,29 %

DJ EuroStoxx 50 : 3.577 / +8,71 %

DAX 30 : 12.452 / +8,46 %

FTSE 100 : 7.277 / +1,88 %

S&P 500 : 2.374 / +6,04 %

Dow Jones : 20.763 / +5,07 %

Nasdaq Composite : 5.983 / +11,16 %

Nikkei 225 : 19.079 / -0,18 %