Portefeuilles types

L'Avis d'Aviva Investors France

Aviva Investors France

La dynamique de croissance mondiale est restée solide en début d’année, largement répartie au niveau international avec une progression de l’activité dans les pays développés comme émergents. Cette accélération a coïncidé avec une hausse de l’inflation sur les prix à la production comme à la consommation. La reprise économique, conjuguée au retour de l’inflation, devrait selon nous persister tout au long de 2017 avec le soutien de la politique fiscale expansionniste aux Etats-Unis. Un tel environnement devrait être favorable aux actifs risqués tels que les actions.

Si les données économiques ont soutenu le retour de l’inflation mondiale, les risques politiques sont en hausse en Europe comme aux Etats-Unis. Le discours d’investiture du président Trump et certaines de ses mesures ont fait planer la menace de politiques nationalistes et protectionnistes, affectant négativement la confiance des marchés. Les flux d’investissements internationaux se détournent des places européennes dans l’attente des élections aux Pays-Bas puis en France et ce, malgré l’amélioration des fondamentaux économiques et les révisions à la hausse des prévisions de résultats des entreprises.

Nous pensons que l’ampleur de la reprise dans la zone euro est sous-estimée. Il reste des excédents de capacités de production importants dans l’ensemble de la région cependant, ils se sont érodés au cours des deux dernières années plus rapidement qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. En février, les indicateurs flash PMI de la zone euro étaient remarquablement dynamiques avec un indice composite au plus haut depuis 70 mois. L’inflation en zone euro a progressé de 2 % sur un an, après +1,8 % en janvier, du jamais-vu depuis janvier 2013. Cela faisait quatre ans que l’indice des prix n’avait pas atteint la cible de 2 % de la BCE. Les craintes de déflation qui ont dominé la plus grande partie de l’année 2015 ne semblent plus qu’un lointain souvenir. En revanche, l’inflation sous-jacente ne montre guère de signes d’amélioration et le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a précisé en janvier que la BCE poursuivrait ses politiques non conventionnelles jusqu’à ce qu’une augmentation générale et soutenue de l’inflation sous-jacente soit observée. L’assouplissement quantitatif (quantitative easing) devrait selon nous être maintenu jusqu’à fin 2017 et continuer de soutenir les actions européennes.

Si nous sommes conscients des risques politiques en Europe cette année, principalement du fait de l’élection présidentielle en France en mai qui devrait générer de la volatilité sur les marchés, nous continuons de privilégier les actions de la zone euro dans le cadre de nos allocations et recherchons des points d’entrée pour les renforcer. Notre stratégie actions comprend notamment des positions longues sur les banques européennes, qui devraient bénéficier d’un environnement de taux plus élevé. Hors zone euro, nous restons à l’écart des actions britanniques, particulièrement les petites et moyennes capitalisations, en raison de l’impact négatif attendu du Brexit. Nous sommes positifs sur les actions des marchés émergents, qui devraient tirer profit de la reprise économique mondiale, mais neutres sur les actions japonaises alors que les Abenomics du Premier ministre Shinzo Abe peinent à porter leurs fruits.

Sur le crédit, dont la valorisation globale nous semble tendue, nous favorisons les notations BBB ou équivalentes, les émissions hybrides corporate et les subordonnées financières. Nous maintenons notre position longue d’inflation alors que le spectre de la déflation s’éloigne. Enfin, nous pensons que les taux « cœurs » restent trop bas considérant le contexte mondial et le renforcement anticipé de la demande. C’est pourquoi nous préférons toujours les actions aux taux et nous restons sous-pondérés sur les dettes souveraines européennes, en particulier les obligations d’Etat allemandes.

 

Principaux points forts du marché

- La reflation triomphe de la déflation.

- Passage de l’austérité aux stimuli budgétaires.

- Politiques monétaires : moins accommodantes mais pour plus longtemps.

Principaux points faibles du marché

- La montée du nationalisme et des mouvements populistes en Europe.

- Risques de guerre commerciale liée à des mesures protectionnistes.

- Un atterrissage brutal de la croissance chinoise encore possible.

 

Évolution des marchés financiers depuis le 1er janvier 2017, au 15/03/17 à 10h30

CAC 40 : 4.976 / +2,35 %

DJ EuroStoxx 50 : 3.405 / +3,50 %

DAX 30 : 11.992 / +4,46 %

FTSE 100 : 7.362 / +3,08 %

S&P 500 : 2.365 / +5,66 %

Dow Jones : 20.837 / +5,44 %

Nasdaq Composite : 5.856 / +8,80 %

Nikkei 225 : 19.577 / +2,42 %