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L'Avis d'Aberdeen Standard Investments

La croissance économique mondiale reste modérée. Nos indicateurs d’activités de court terme se sont détériorés depuis quelques mois et les indicateurs de sentiment devraient encore atteindre un point bas. En réponse, au cours des derniers mois, nous avons assisté à un net changement de ton de la part des banques centrales. Il y a également eu une escalade des mesures de relance à travers le monde, à la fois monétaires et fiscales, notamment en Chine. Une partie des risques politiques constatés sur les marchés en 2018 sont devenus moins aigus à court terme. Cela devrait permettre une croissance modérée jusqu’à la fin de l’année, avec probablement un point bas au cours de l’été. Les actifs risqués, tels que les actions, ont bénéficié de ces changements, avec de fortes performances dans toutes les régions depuis le début de l’année.
 Nous considérons que les obligations d’Etat sont toujours globalement peu attractives et restons favorables aux obligations d’entreprise, avec toujours une préférence pour les obligations à haut rendement européennes et les obligations émergentes. Nous restons néanmoins extrêmement sélectifs sur ce segment.
 Nous restons favorables aux actions, notamment aux Etats-Unis et au Japon. Les actions japonaises ont certes sous-performé, mais offrent fondamentalement de nombreuses caractéristiques attrayantes. Reste à savoir si le Japon rattrapera les autres régions. En ce qui concerne l’Europe, aujourd’hui, le positionnement des investisseurs est aussi sous-pondéré qu’il ne l’a été lors de la crise de la zone euro. Au vu des performances du marché, il est compréhensible que cela puisse décourager les esprits prudents.
 Toutefois, les données suggèrent que les investisseurs accordent trop de poids à la macroéconomie et aux turbulences politiques et pas assez aux performances spécifiques des entreprises, alors que la corrélation entre la performance des marchés boursiers européens et la croissance du PIB de l’UE est plus faible que prévu. Lorsque vous examinez des secteurs ou des entreprises spécifiques, la corrélation peut être davantage réduite. En effet, les perspectives des secteurs des soins de santé, de la technologie dans lesquels l’Europe compte de nombreux leaders mondiaux, ont un lien très limité avec la demande globale intérieure. Au lieu de cela, ils ont des liens beaucoup plus étroits avec des tendances structurelles telles que la numérisation, le vieillissement de la population mondiale ou la montée de la classe moyenne émergente.
 D’autre part, la complexité apparente de l’Europe en tant que marché est en réalité son grand avantage. Un investisseur en actions chevronné et bien doté en ressources peut identifier des opportunités sous-évaluées et encore négligées, car l’Europe reste l’un des marchés boursiers les plus profonds et les plus liquides du monde et offre une myriade d’opportunités d’investissement non consensuelles. Dans l’environnement actuel, nous pensons que l’Europe peut encore offrir des opportunités de rendement,
mais il est important de mettre l’accent sur les sociétés dotées de modèles commerciaux robustes, de bilans solides et de risques environnementaux, sociaux et de gouvernance bien gérés.
 Enfin, nous sommes prudents concernant les perspectives des bénéfices. La hausse des coûts du travail dans la majorité des économies où le marché du travail reste résilient devrait exercer une pression à la hausse sur l’inflation de base pour un niveau de marge des bénéfices inchangé. Toutefois, la tendance de l’inflation de base en zone euro et la baisse de l’inflation de base au Royaume-Uni depuis la fin de 2017 défavorisent les entreprises. Les marges sont donc sous pression. Nos calculs suggèrent que la croissance des bénéfices est maintenant négative dans la zone euro et au Royaume-Uni. Aux États-Unis, la croissance des bénéfices reste positive, mais elle ralentit. 
Aberdeen Standard Investments


Points forts

Les marchés financiers ont anticipé la récession, mais trop peu ont anticipé une période de croissance économique modérée. 
Les valorisations sont encourageantes, en particulier pour les actions japonaises, le High Yield européen et la dette émergente.
Les politiques budgétaire et monétaire restent favorables dans toutes les grandes régions. 

Points faibles

L'environnement géopolitique pourrait vaciller à tout moment.
Les banques centrales, en particulier la Réserve fédérale, pourraient durcir leur politique de manière trop agressive et amorcer une récession.
Un atterrissage brutal en Chine aurait des conséquences majeures sur les marchés.