L'aversion au risque, une fake news ?

Sur la base d'un sondage réalisé par Trade Republic, l'application de trading affirme que le seul frein des Français à l'investissement en actions est la complexité.
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Les actions n'ont toujours pas la cote auprès des hexagonaux. Une étude Ifop et Trade Republic (1) indique que sur les 84% de Français qui possèdent des produits d'épargne, seuls 28% possèdent des actions ou sont prêt à en acquérir. Ce sont surtout des hommes, CSP+ (42%) et aisés (54%). Ils ne sont pas plus nombreux qu'en période pré-Covid : seuls 5% d'entre eux ont fait leur premier achat il y a moins d'un an et 11% de ceux qui n'ont pas encore d'action ont l'intention d'investir. Paradoxe, les deux tiers des Français n'ont pas de posture de rejet vis-à-vis de l'investissement en actions, et sont même conscients de son utilité. 81% d'entre eux considèrent que ce type d'investissement devrait être accessible à tous et pas réservé aux analystes financiers, 70% estiment qu'il permet de contribuer à la croissance économique et qu'il rapporte plus que l'épargne traditionnelle. 

« 76% des sondés n'ont pas d'action ni l'intention d'en acheter mais une vaste majorité considère que détenir des actions devrait être accessible, indique Mathias Baccino, directeur France de Trade Republic. L'apriori que les Français sont averses au risque est faux, ils estiment simplement que les actions ne sont pas assez accessibles. Les systèmes d'investissement en actions offerts par les banques et les assureurs aujourd'hui sont bien trop complexes. » Trop compliqués, trop chers aussi, pour les deux tiers des sondés. La moitié d'entre eux ont pourtant une bonne opinion de l'investissement en actions. Peut-être un coup à jouer pour les acteurs du retail puisque les deux tiers des sondés sont insatisfaits de leur épargne et 57% de leurs frais bancaires au regard du rendement. Insatisfaction et incompréhension, puisque moins d'un cinquième déclarent être complètement au courant des différents aspects liés à leur épargne. 

(1) Sondage réalisé du 14 au 17 juin 2021 auprès d'un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus