L’allocation optimale dépend du degré d’aversion au risque

« Un portefeuille constitué d’un actif sans risque et d’une combinaison optimale d’actifs risqués est optimal au regard du degré d’aversion au risque de l’investisseur », rappelle Pierre Schoeffler, senior avisor à l’IEIF. Autrement dit, puisqu’il existe autant de compositions optimales de portefeuilles que d’attitudes face au risque, il convient de connaître l’aversion au risque des ménages pour juger de l'optimalité de la composition d'un patrimoine. Si une partie de l’équation peut être résolue mathématiquement (connaissant la rentabilité et le risque de chaque actif ainsi que leur corrélation, la combinaison optimale d’actifs risqués peut être facilement calculée sur des données historiques), le degré d’aversion au risque, traduit par le pourcentage d’actifs sans risque à conserver dans le patrimoine, reste une donnée subjective difficilement mesurable. Déduire sa valeur en observant l’allocation des ménages suppose que chaque individu détient le portefeuille qui lui correspond, ne fait aucune erreur d’appréciation et ne tient compte d’aucun autre paramètre extrinsèque au modèle théorique (les aléas chômage ou maladie par exemple) pour opérer ses choix.