Fonds diversifié

La macroéconomie au centre des décisions d’allocation

Avenir Finance lance Afim OFP 400, un fonds flexible dont l’allocation est fonction de l’analyse systématique des données macroéconomiques Ce produit sera géré par une équipe dirigée par Emeric Challier, qui a rejoint la société de gestion au début de l’année 2007.

Les derniers mois l’ont prouvé : il est, dans certaines circonstances, difficile - voire impossible - pour une simple gestion directionnelle de générer de la valeur. Fort de cette constatation, Avenir Finance Investment Managers lance aujourd’hui Afim OPF 400, une version plus dynamique de son fonds diversifié Afim OPF 150, commercialisé depuis 2007.

« Global-macro » . Si le fonds reste un OPCVM traditionnel, son processus de gestion relève davantage de la gestion alternative, et plus particulièrement de la stratégie global macro. Il s’agit, en effet, pour le gérant de prendre des positions, à l’achat ou à la vente, en fonction de ses anticipations économiques.

Le fonds, totalement flexible, peut être exposé à la plupart des classes d’actifs comme les taux, les actions ou les matières premières. Il utilise, pour cela, principalement les contrats futures, même s’il peut se positionner en direct sur certaines classes d’actifs telles que les obligations d’entreprises de bonne qualité. « L’intervention sur les futures permet au fonds d’assurer sa liquidité, et ce dans toutes les situations de marché, et limite le risque de contrepartie », explique Cyril Lureau, directeur général délégué d’Avenir Finance.

Un processus quantitatif… Le gérant base sa décision d’investissement sur l’examen de la plupart des séries macroéconomiques existantes, issues aussi bien des fournisseurs de données, comme Datastream ou Bloomberg, que d’autres contributeurs externes comme les banques centrales. « Au total, nous disposons de plusieurs dizaines de millions de données », précise le gérant.

Ces dernières sont traitées et extraites en séries présentant un pouvoir explicatif sur l’évolution des classes d’actifs composant le fonds. « Nous recherchons des séries de données macroéconomiques qui présentent des corrélations constantes avec les marchés et suffisamment prédictives pour que nous puissions prendre position », déclare le gérant. Les séries sont ensuite, selon les mécanismes économiques auxquels elles sont sensibles, regroupées en catégories. L’une d’entre elles est constituée, par exemple, par les données sensibles aux taux d’intérêt (comme l’automobile, la finance et l’immobilier), une autre est constituée par des données sensibles à l’inflation (comme les matières premières). « Nous avons bâti un modèle qui nous permet aujourd’hui de prédire l’évolution des taux à un horizon 3 à 6 mois », se félicite le gérant.

… mais discrétionnaire. A partir de ces données quantitatives, le gérant décide ensuite de manière discrétionnaire sur quelles stratégies il va se concentrer. En temps normal, il se positionne sur quatre ou cinq stratégies, généralement décorrélées. Aujourd’hui, par exemple, le modèle donne des signaux d’une reprise de l’économie plus forte qu’attendu. « Il y a plusieurs manière de jouer la reprise de l’économie dans le courant du second semestre 2009. Nous pouvons, pour cela, nous exposer aux actions ou au crédit, ou nous positionner à la vente sur les emprunts d’Etat, explique le gérant. Sur OFP 150, nous n’intégrons que des produits de taux dans notre allocation, mais sur OFP 400, le degré de risque étant plus élevé, nous intégrons aussi une exposition aux actions, aux obligations d’entreprises high yield et aux matières premières. » Le fonds, fruit d’une demande de la clientèle institutionnelle, a été décliné en plusieurs parts et est donc accessible pour tout type d’investisseurs.