Ventes à découvert

La fin de l'interdiction pénalise Natixis et Klépierre

Julien Marion
Air France-KLM, Klépierre et Natixis évoluent tous les trois en queue du peloton du SBF 120 alors que ces trois valeurs sont pénalisées par la fin de l'interdiction des ventes à découvert, selon plusieurs analystes.
(Max Pixel)

L'Autorité des marchés financiers a annoncé lundi la suspension de l'interdiction des ventes à découvert sur la Bourse de Paris qui s'est donc achevée le 18 mai à 23h59. L'autorité avait indiqué constater «une normalisation progressive des indicateurs de risque du marché français», pour expliquer sa décision.

Le groupe de transport aérien Air France-KLM abandonnait mardi 8,97% à 3,766 euros. «Dans la mesure où il n'y pas d'annonce concernant l'ensemble du secteur, il est probable que cette chute soit à la liée à la fin de la mesure sur les ventes à découvert», estime Stephen Furlong analyste chez Davy Reasearch. «Il y a aujourd'hui beaucoup de raisons de se positionner à la vente sur Air France-KLM», ajoute un autre intermédiaire financier.

Un analyste spécialiste des foncières cite lui aussi ce facteur pour expliquer la chute de 12,95% de l'exploitant de centres commerciaux Klépierre. «Avec la fin du 'short ban' tous les hedge funds peuvent en profiter», explique cet analyste. Unibail-Rodamco-Westfield ne pâtit pas de cet effet car le groupe bénéficie d'une double cotation à Amsterdam qui a permis aux investisseurs de contourner l'interdiction sur la place parisienne, ajoute ce spécialiste.

Natixis de son côté abandonne 9,47% à 1,941 euros. «Cette baisse s'explique probablement par une combinaison de deux facteurs: la fin de l'interdiction des ventes à découvert et l'annonce par la banque de la fin du financement des projets dans l'exploration et la production de pétrole et de gaz de schiste, ce qui se traduira par des baisses de revenus», estime un analyste basé à Londres.