La CNCGP entre dans le débat sur la relance de l’économie

La Chambre a soumis au Ministère de l’Economie et des Finances 15 propositions visant à faciliter l’investissement des épargnants en faveur des entreprises.
Crédit photo : Pixabay

La Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP) veut contribuer, à son tour, au débat national sur la relance de l’économie. Elle a remis au Ministère de l’Economie et des Finances 15 propositions portant sur les produits d’investissement, la fiscalité et le conseil.  Ces dernières visent à « faciliter l’investissement des épargnants en faveur des entreprises, sans retouche en profondeur du système fiscal actuel mais avec une plus grande considération à l’égard du conseil et des professionnels qui en ont la responsabilité », indique la CNCGP dans un communiqué.

Parmi les 15 propositions, on retrouve notamment le déblocage de l’épargne retraite sur les Fonds Madelin (par avance plutôt que par rachat) pour aider les indépendants à compléter leurs revenus. Le fléchage de l’épargne vers les fonds ISR/ESG via une fiscalité allégée est également évoqué.

Concernant la fiscalité du patrimoine et des entreprises, la Chambre propose notamment le relèvement des abattements en ligne directe et leur indexation sur l’inflation. Objectif : « favoriser la détention de patrimoine entre les mains de générations moins âgées, susceptibles d’inscrire la gestion de leurs actifs sur un horizon plus long que celui accepté par leurs ascendants ».

Pour sa part, la proposition numéro n°7 défend l’idée d’une réduction d’impôts, « pour tout investissement concourant à la relance économique du pays, réalisé par le biais de différents supports dont par exemple le non coté (FIP, FCPI) », recommande la CNCGP. Elle soutient également une réduction de 10% de l’impôt sur les sociétés pour aider le développement des entreprises qui augmenteraient leurs fonds propres de 30%.

La Chambre s’est également penchée sur le devoir de conseil et souhaite que le métier joue son rôle dans l’éducation financière des plus jeunes. « La mise à disposition de contenus d’informations (MOOC par exemple) par des représentants des professionnels du conseil ou de leurs associations représentatives pourrait constituer une piste de travail », avance-t-elle. Ces experts pourraient même intervenir dans des collèges pour former la jeune génération à l’économie et son impact concret sur la vie quotidienne.

Enfin, la CNCGP défend le modèle économique des conseillers. Elle souhaite que soit acté « le  maintien de la liberté de choix » entre les commissions et les honoraires et que ces derniers soient déductibles des impôts de l’épargnant, sur le modèle des services à la personne.