ISR : la fin d’une option

Aurélie Fardeau
L’investissement socialement responsable se développe et se transforme pour mieux répondre à la quête de sens des investisseurs. La mesure de l’impact devient incontournable.
(Pexels - Singkham)

Un retour en arrière semble inconcevable. La deuxième édition du baromètre de l’investissement responsable (IR), mené par CPR AM et Insight AM, publiée en début d’année, a montré que cette tendance était solidement ancrée chez les épargnants. D’ailleurs, 31 % des personnes interrogées détenaient des fonds responsables, contre 21 % lors de l’édition précédente. « Les épargnants, toujours aussi nombreux à considérer que les produits IR sont de nature à renforcer leur confiance dans la gestion de leur épargne (pour deux tiers d’entre eux), et davantage sensibilisés à l’IR, traduisent de plus en plus leurs aspirations en investissement », est-il mentionné dans l’étude. Cette montée en puissance fulgurante n’a échappé à personne. « Lorsque nous avons lancé PFO2 en 2009, les investisseurs cherchaient avant tout de la performance, souligne Anne-Claire Barberi, responsable Innovation et RSE chez Perial AM. La dimension “verte” du placement était la cerise sur le gâteau mais aujourd’hui c’est un élément indispensable. » Même son de cloche chez Edmond de Rothschild. « Il y a dix ans, c’était prêcher dans le désert, s’amuse Carole Tanguy Lepy, gérante spécialiste ISR chez Edmond de Rothschild. Les choses ont complètement changé et aujourd’hui, nous voyons de très gros clients privés avec des demandes fortes en matière d’ISR, qui vont bien au-delà de ce qu’impose la réglementation aux investisseurs institutionnels. »

La crise du Covid-19 a encore accéléré ce cheminement en mettant la lumière sur les risques liés aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). « Il y a une prise de conscience de la société et une prise de conscience politique qui a conduit les régulateurs des textes à nous obliger à une transparence sans commune mesure », indique Laurent Jacquier-Laforge, directeur mondial des investissements durables du groupe La Française. Côté sociétés de gestion, l’investissement responsable est devenu incontournable au risque de se retrouver avec des actifs échoués en portefeuille. « Dans le secteur immobilier, il est désormais communément admis que ne pas œuvrer dès maintenant à rendre ses actifs durables c’est prendre le risque de se retrouver, à terme, face à un mur d’investissement », estime Virginie Wallut, directrice de la recherche et de l’ISR immobilier chez La Française Real Estate Managers. La crise de 2020 a également permis aux sociétés de gestion de montrer la surperformance de leurs stratégies durables pendant cette phase chahutée par rapport aux investissements traditionnels. De quoi lever les derniers freins encore présents sur ce sujet.

Cet intérêt des épargnants pour l’ISR est allé de pair avec une forte mobilisation des sociétés de gestion pour proposer des produits répondant à leurs attentes. On a assisté à une inflation de produits durables, labellisés ou non, et dans tous les domaines d’investissement. Même les ETF affichent désormais une offre ESG large et de plus en plus de ces fonds décrochent même le label ISR. Reste que les méthodes traditionnelles semblent marquer le pas. Les investissements selon l’approche best-in class, qui consiste à privilégier les entreprises les mieux notées en matière d’ESG dans tous les secteurs, ne répondent pas aux attentes des épargnants en quête de sens. « Le best-in class correspond à une philosophie d’investissement “do no harm” (ne fais pas de mal, ndlr) qui n’intéresse pas nos clients, indique Carole Tanguy Lepy. Car si cela limite les effets négatifs sur la planète et la société, ça ne fait pas le bien pour autant ! »

C’est d’ailleurs l’une des critiques adressées par l’Inspection Générale des Finances au label ISR (voir encadré), qui souligne que « les attentes des épargnants et, dès lors, le besoin d’un label, se déplacent sur le terrain de la matérialité extrafinancière ». Autrement dit, les épargnants veulent que leur argent contribue de manière effective au développement durable. « Il y a dix ans, la finance responsable était associée à un objectif de moyens, note Anne-Claire Barberi. Aujourd’hui, elle accélère vers un objectif de résultats au travers de la mesure de l’impact. »

Le réceptacle des fonds à thème

Cette tendance se traduit en matière de gestion collective par l’essor des produits thématiques, plus concrets et ciblés. « La vente de produits responsables décolle aussi grâce aux fonds thématiques qui permettent aux investisseurs de savoir dans quoi ils placent leur épargne », abonde Laurent Jacquier-Laforge. A la fin de l’année 2020, Novethic recensait 236 fonds thématiques, dont la moitié portait sur une thématique environnementale. Cela représente un quart de la totalité des supports identifiés comme durables par l’organisme. Ce dernier souligne par ailleurs que 70 % de ces fonds pour lesquels une classification SFDR (voir encadré) a été identifiée à ce stade relèvent de l’article 9, le plus exigeant. Cela signifie qu’ils affichent un objectif de développement durable. Parmi les sociétés de gestion les plus visibles sur ce créneau, Novethic cite BNP Paribas AM (18 fonds), Mirova (16 fonds) et Robeco (13 fonds).

Cette quête d’investissements tangibles se retrouve aussi dans l’attente d’indicateurs d’impact. Les reportings extra-financiers tendent ainsi à s’enrichir même si l’accès à la donnée est encore un défi. Sur certains thèmes, comme la mesure des émissions carbone, le secteur a atteint une certaine maturité et homogénéité alors que sur d’autres, comme la biodiversité, il reste encore beaucoup à faire. « C’est important de produire un reporting opposable avec des données vérifiables de l’extérieur, estime Carole Tanguy Lepy. On commence à renseigner des indicateurs d’impact mais sur la partie sociale, c’est encore très littéraire. » Dans ce domaine, la réglementation devrait progressivement améliorer les choses avec des indicateurs mieux renseignés et harmonisés dans les publications des entreprises.

ISR : des fonds étonnamment bon marché !

L’Autorité des marchés financiers (AMF) est sensible à la question des frais payés par les investisseurs particuliers. Elle s’est donc tout naturellement penchée sur ceux des fonds intégrant une approche extra-financière (entre 2012 et 2018). Un sujet d’autant plus crucial que, selon un sondage de l’AMF, un tiers des Français estiment que les placements responsables sont coûteux.  « Dans la mesure où la prise en compte de critères extra-financiers ajoute une dimension d’analyse pour le gérant (pouvant générer un coût supplémentaire) et induit une restriction sur l’univers des actifs, on aurait pu craindre que les fonds intégrant des approches extra-financières coûtent plus cher et sous-performent leurs équivalents standards », exposent les auteurs de l’étude. Ce n’est pourtant pas ce que démontre les résultats de l’analyse menée. Au contraire, les parts des fonds prenant en compte des critères extra-financiers « auraient eu tendance à coûter moins cher que les autres », de 0,17 point de pourcentage en moyenne. Une explication avancée par l’AMF : le fait que la demande croissante pour ces produits en fait des produits d’appel bénéficiant d’une politique commerciale avantageuse par les sociétés de gestion.

La Française AM intègre aussi un reporting d’impact dans sa gamme de fonds Carbon Impact, qui vise à intégrer les enjeux climatiques. « Le climat c’est la révolution industrielle des 50 prochaines années, estime Laurent Jacquier-Laforge. Les modèles économiques des entreprises changent et nous devons en tenir compte. La prochaine étape sera le lancement d’une stratégie diversifiée, incluant l’immobilier, où l’allocation d’actifs est réalisée sur la base des prévisions de croissance économique influencées par le réchauffement climatique. »

Toutes les typologies de placement sont concernées par ces attentes mais certaines y répondent plus aisément. C’est par exemple le cas de l’immobilier. « La société de gestion a la maîtrise de son parc immobilier, contrairement à un investisseur en valeurs mobilières, souligne Virginie Wallut. Améliorer les caractéristiques durables d’un actif immobilier génère un impact. » La spécialiste insiste cependant sur le fait que l’ISR en immobilier ne doit pas être copié sur celui des marchés. « Réduire l’univers d’investissement puis sélectionner les meilleurs biens peut être contre-productif car cela reviendrait à laisser des immeubles en friche et à se concentrer sur la production neuve avec des conséquences néfastes en matière d’artificialisation des sols. » La rénovation et l’amélioration du parc sont donc les enjeux du secteur. Selon l’Observatoire 2021 des pratiques de labellisation ISR des fonds immobiliers publié par l’Aspim et l’OID, 83% des fonds labellisés adoptent cette approche « best-in-progress ». « Dans la SCPI PFO2, nous nous fixons des objectifs extra-financiers pour chaque acquisition, illustre Anne-Claire Barberi. Nous devons être en mesure de réduire la consommation d’énergie de 40 % sous huit ans et la consommation d’eau de 30 %. Et cette logique d’amélioration continue est en train d’être étendue à l’ensemble de nos fonds. » Dans cette veine, la société a lancé la SCI Perial Euro Carbone, dont l’objectif extra-financier consiste à atteindre le zéro émission de gaz à effet de serre selon une stratégie : « éviter, réduire, compenser ». La société réalise un bilan carbone annuel de son portefeuille et elle compense les émissions de son parc immobilier (scope 1 et 2).

L’univers immobilier connaît néanmoins ses propres difficultés. « La matière est encore nouvelle et on tâtonne encore pour savoir quelles actions produiront les meilleurs effets car la réalité diverge souvent de la théorie », reconnaît Virginie Wallut. Autre difficulté : la collecte de la donnée. « Il n’existe pas d’agences de notation extra-financières, c’est donc aux gestionnaires de récolter les données et nous sommes dépendant de la bonne volonté des locataires » poursuit-elle.

 

Le private equity dans la mire de l’ISR

Dans le private equity aussi, l’investissement socialement responsable se diffuse. Dans l’édition 2021 de son étude Private Equity Responsible Investment, le cabinet de conseil et d’audit PwC indique ainsi que 72 % des sociétés de capital-investissement passent systématiquement les entreprises au crible des critères ESG, et ce dès le stade de la pré-acquisition. « Les seuls investissements réellement ISR se trouvent dans le private equity même si ces produits ne peuvent prétendre au label, avance Bertrand Tourmente, CGP et créateur de la plateforme de private equity Althos Invest. C’est compliqué sur cette classe d’actifs car la plupart des fonds sont fermés et les portefeuilles ne sont pas encore constitués lors de la commercialisation des fonds, là où le label présente tout son intérêt. » L’assertion est forte mais non dénuée de fondements. La proximité des sociétés de capital investissement avec le management des entreprises financées et la possibilité accrue d’investir dans des actifs ciblées font du private equity un bon candidat pour « l’impact investing ». « Au-delà de la bonne gestion des risques ESG, qui est un socle indispensable, nous recherchons à avoir un impact positif, confirme Laure Villepelet, directrice ESG/RSE chez le gestionnaire d’actifs Tikehau Capital. Notre premier véhicule d’impact est un fonds dédié à la transition énergétique et à la décarbonisation qui a levé plus d’un milliard d’euros. En 2019, les acteurs de l’efficacité énergétique en portefeuille ont fourni des biens et des services qui, sur leur durée de vie, permettront d’éviter près d’un million de tonnes de CO2. Nous avons l’ambition de lancer des produits d’impact dans toutes nos activités pour décliner les bonnes pratiques. » La société a d’ailleurs développé un fonds de dette privée à impact concentré sur les PME contribuant à une économie plus durable. « Nous avons commencé à tester un mécanisme d’ajustement du taux d’intérêt à des critères ESG sur nos fonds de dette existants, poursuit Laure Villepelet. Sur notre dernier vintage de dette privée classique, cela concerne désormais plus de 70 % des lignes en portefeuille et 100 % pour notre fonds de dette à impact. » Autre exemple de ce mouvement : Generali donne désormais accès à sa clientèle patrimoniale au fonds professionnel de capital investissement wcp impact dev#1 de Weinberg Capital Partners. Il s’agit d’un fonds à impact destiné à soutenir des PME françaises non cotées sur les marchés de la santé, de l’éducation, de la consommation responsable ou de la transition écologique.

Un vaste chantier réglementaire

 

Alors que l’investissement socialement responsable se développe à tout crin, la réglementation s’étoffe et se durcit. Plusieurs strates de textes s’imposent aux gestionnaires de ces fonds ainsi qu’à leurs distributeurs. A terme, une harmonisation sera nécessaire pour apporter plus de clarté aux professionnels comme aux investisseurs.

La doctrine 2020.03 de l’AMF lutte contre le greenwashing. Instaurée en mars 2020 puis amendée en juillet de la même année, la doctrine de l’AMF s’impose aux gestionnaires de fonds responsables. Elle vise à s’assurer d’une juste proportionnalité entre l’intégration des critères ESG dans la gestion du fonds et la promotion qui en est faite auprès des clients. « Les fonds qui souhaitent mettre en avant cette prise en compte de critères extra-financiers comme un élément central de communication devront respecter des standards minimaux précisés par cette doctrine et notamment justifier d’une approche fondée sur un engagement significatif », précise le gendarme de la Bourse. Pour spécifier cet engagement, l’AMF se cale sur les critères du label ISR public, et notamment sur son exigence de réduire l’univers d’investissement d’au moins 20 % en excluant les entreprises dotées des moins bonnes notes ESG. 

Le règlement européen SFDR catégorise les produits. « SFDR introduit le concept de double matérialité, explique Laurent Jacquier-Laforge. Nous devons étudier l’impact en matière de risque des critères ESG sur le portefeuille mais aussi l’impact de nos investissements sur l’environnement et le développement durable. » Le premier niveau de ce vaste règlement est entré en application le 10 mars dernier. Il a notamment imposé aux sociétés de gestion de catégoriser leurs fonds selon leur degré de prise en compte des critères environnementaux et sociaux. Trois crans sont possibles : les produits « article 6 » n’affichent aucun objectif de durabilité ; Les produits « article 8 » promeuvent des caractéristiques environnementales et/ou sociales et enfin les produits « article 9 » se fixent des objectifs précis d’investissement durable. Le deuxième niveau du règlement sera introduit à partir du 1er janvier 2022. Il se traduira entre autres par la prise en compte des principales incidences négatives (PAI) en matière de durabilité. Au plus tard, le 30 juin 2023, les sociétés de gestion devront publier à cette fin 14 indicateurs obligatoires ainsi qu’à minima deux indicateurs optionnels. « Même pour les produits article 6, vous avez l‘obligation de dire quels impacts négatifs vous avez sur la planète », souligne Laurent Jacquier-Laforge.

MIF 2 impose de prendre en compte les préférences des clients. Les distributeurs de placements vont devoir évaluer les préférences de leurs clients en matière de durabilité dès l’an prochain. Les évaluations classiques en matière de connaissances financières et d’appréhension du risque devront être enrichies par un questionnaire destiné à recueillir les préférences ESG de leurs clients. « Le formalisme n’est pas encore abouti », précise  Laurent Jacquier-Laforge. 
L’objectif : identifier si les clients désirent investir dans des produits intégrant les facteurs environnementaux ou sociaux ou s’ils veulent des placements plus engagés. Le conseiller devra réaliser des propositions d’investissement intégrant ces préférences. Les produits concernés devront donc comporter des caractéristiques en ligne avec les attentes des clients. « Cela pourrait nous pousser à décliner notre mandat ISR sur plusieurs niveaux, jusqu’à l’impact, afin de le déployer à plus grande échelle », indique Carole Tanguy Lepy.

Les fonds d’infrastructure et les nouveaux enjeux

Enfin, les fonds d’infrastructure, en vogue actuellement, n’échappent pas à la règle et se revendiquent, eux aussi, d’un impact fort. « Par nature le financement d’infrastructures est bien positionné pour répondre aux enjeux de la transition énergétique, de la mobilité verte, de la transformation numérique ou encore aux besoins d’infrastructures sociales dans la santé et l’éducation », insiste Gilles Lengaigne, dirigeant associé de Generali Global Infrastructure, société de gestion partenaire du groupe Generali. Mais la société va plus loin avec un cadre d’analyse des dossiers d’investissement à deux niveaux. « Nous avons identifié un certain nombre d’objectifs de développement durables des Nations Unies qui peuvent être adressés par nos investissements et nous avons recours à une méthodologie qui nous permet de mesurer l’empreinte carbone de nos investissements et ainsi que la compatibilité de leur trajectoire climatique avec l’Accord de Paris. Cela nous permet de nous assurer que nos investissements vont dans le bon sens », relate Gilles Lengaigne.

L’univers des placements responsables est donc aussi large que le panel d’unités de compte d’un contrat de CGP ! Et les notions de plus en plus complexes au fur et à mesure que s’élargit le champ d’actions de la finance durable (à la biodiversité, à l’économie circulaire, au capital humain…) et que se professionnalise les approches, notamment d’impact. Pour les CGP, c’est un véritable défi à prendre à bras le corps. Dans son étude, CPR AM et Insight AM soulignent que seuls 12 % des épargnants interrogés ont déjà reçu une proposition pour un produit responsable de la part de leur conseiller. Un résultat amené à évoluer avec la meilleure prise en compte des attentes des clients en matière de durabilité bientôt imposée par la révision de MIF 2 (voir encadré). Cela représente un enjeu de formation pour les cabinets. L’AMF a d’ailleurs décidé d’augmenter le volet consacré à la finance durable dans le questionnaire de l’examen AMF et de créer une nouvelle certification, non obligatoire, d’ici la fin de l’année. En attendant, les sociétés de gestion cherchent à faciliter la tâche des CGP avec des mandats de gestion. L’offre devrait continuer de s’étoffer.

Le label ISR manque de matérialité extrafinancière

Le label public est un succès : près de 700 fonds, de valeurs mobilières et immobilières, détiennent ce macaron, représentant près de 500 milliards d’euros d’encours, selon le dernier recensement du ministère. Certaines grandes maisons de gestion, comme La Banque Postale AM, ont opté pour une labellisation de l’intégralité de leurs gammes de fonds ouverts. Mais, parallèlement à cet essor auprès des professionnels, le label semble avoir perdu de son sens. Alors que la matière de l’investissement durable a évolué à grande vitesse ces dernières années, le label semble quelque peu dépassé. Le rapport de l’Inspection général des finances (IGF), publié en décembre dernier, conclut « à une perte inéluctable de crédibilité et de pertinence » si le label ne procède pas à une évolution radicale. En effet, la promesse offerte par le macaron est jugée « confuse ». Le label « affiche une ambition d’impact social et environnemental mais ses exigences, fondées sur la notation ESG des émetteurs, ne sauraient garantir un fléchage effectif des financements vers des activités relevant d’un modèle économique durable », notent les auteurs du rapport. C’est pourquoi l’IGF recommande de commencer par un recentrage stratégique du dispositif, puis de s’atteler à la gouvernance du label, avant de procéder à l’élaboration d’un nouveau référentiel. A ce niveau, le rapport préconise l’ajout d’exclusions normatives et sectorielles. Un sacré chantier en perspective !