Investir dans une start up…pour 1.000 euros

Caption lance une opération de crowdequity secondaire pour la marque Feed.
Les trois fondateurs de Caption : Mathieu Artaud, Quentin Lechemia et Lucas Mesquita (de g à d)

Investir dans des start up : l’idée séduit, donne envie, mais présente des risques et peu de liquidités. C’est sur ce créneau que la plateforme d’échanges Caption a décidé de se lancer en mars 2021.

Côté face, elle permet aux actionnaires de start-up (business angels, dirigeants, salariés…) de vendre leurs parts sans attendre une exit ou une IPO. Côté pile, elle ouvre le capital de ces entreprises à des acheteurs particuliers. Jusqu’en septembre dernier, seuls les investisseurs avertis pouvaient en profiter. Depuis, l’accès est ouvert au grand public dès 2.000 euros.  

«Nous voulions proposer à nos clients des entreprises plus matures que celles que l’on peut retrouver dans le crowdequity classique», confie Mathieu Artaud, un de ses trois co-fondateurs. En un an, la jeune pousse a mené une vingtaine d’opérations. Ledger a ainsi su pu vendre pour 1 million d’euros d’actions grâce à ses services, Blablacar 2,5 millions et même October (750.000 euros). Ce mardi 14 juin, elle a annoncé une nouvelle opération avec Feed, start up spécialisée dans le snacking sain. «C’est la première fois qu’une entreprise nous sollicite pour faire entrer sa communauté à son capital», appuie Mathieu Artaud. Jusqu’à présent, Caption était sollicitée soit par des salariés désireux de vendre leurs actions, soit par des strat-up voulant organiser une «fenêtres de liquidité pour leurs salariés», comme elle l’explique dans un communiqué.

Sur la liquidité justement, Caption ne fait pas de miracle. Comme dans tout investissement en private equity, elle n’est pas permanente, mais est en revanche plus fréquente. La start up attend des actualités fortes pour organiser des échanges. «En théorie, un actionnaire peut vendre ses parts sur notre plateforme quand il le souhaite, mais il doit trouver des acquéreurs en face, explique Mathieu Artaud. Pour générer la demande, nous avons besoin d’une actualité, d’un événement business sur la société cible».

Depuis peu, Caption a commencé à collaborer avec des CGP et des family offices. «A partir de juin, nos partenaires auront accès aux deals en avance via une plateforme dédiée, annonce Mathieu Artaud. Ils pourront y récupérer toutes les informations nécessaires pour présenter les opérations à leurs clients.»

A la clé, une commission de 3% sur les montants. De manière générale, acheteurs et vendeurs sont prélevés de 6%.

Depuis sa création, Caption revendique 21 millions d’euros de volumes échangés sur sa plateforme.