Invesco devrait tailler dans ses effectifs y compris en France

Réjane Reibaud
A Paris, 12 licenciements pour motif économique devraient être annoncés officiellement, y compris des gérants.
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Engagé depuis plusieurs mois dans un programme de réduction de ses coûts, le groupe américain Invesco va de nouveau tailler dans ses effectifs. Comme l'an dernier, l'Europe sera de la partie parmi les entités touchées aux côtés des Etats-Unis. Le groupe devrait annoncer simultanément ce matin dans divers pays européens plusieurs suppressions de postes.

Selon nos informations, le bureau belge devrait disparaître à terme et être traité par un commercial depuis Paris. A Paris, 12 licenciements pour motif économique devraient être annoncés officiellement, y compris des gérants, alors même que la structure ne perd pas d'argent en France, indique une source proche des discussions. Paris compte deux entités juridiques, dont une spécialisée sur l'immobilier mais cette dernière, la plus petite des deux, n'est pas concernée. L'activité ETF ne devrait pas non plus être impactée en raison de fortes perspectives de développement.

Pour rappel, dans le cadre d'une réorganisation globale visant à simplifier ses structures, la filiale parisienne est devenue filiale du Luxembourg en cours d'année.

Après les licenciements opérés à la fin de l'année dernière en France (plus de 1.300 au niveau mondial), Invesco compte au total une quarantaine de personnes dans ses locaux parisiens.

Cette décision intervient dans un contexte de forte pression pour le groupe américain qui a maille à partir avec le fonds activiste Trian, entré à son conseil d'administration il y a quelques mois. Ce dernier avait déclaré récemment qu'il rêvait de fusionner des sociétés d'investissement à l'image de ce qui a été fait entre Franklin Templeton et Legg Mason, sachant qu'il détient également une participation de près de 10% dans Janus Henderson.