Allocation d'actifs

Du risque « périphérique » au risque « émergent »…

Par Didier Bouvignies & Philippe Chaumel, co-responsables de la Gestion chez Rothschild & Cie Gestion
Au risque d’implosion de la zone euro par la crise des dettes souveraines s’est substitué avec force le risque « émergent »
L’inversion de ces trajectoires et la redistribution des risques qui en résulte appellent logiquement une lecture nouvelle des marchés

Au cours des deux dernières années, les gestionnaires d’actifs et les investisseurs ont sensiblement revu leur cartographie des risques. Il faut dire que depuis le fameux discours de Mario Draghi en juillet 2012, point de départ d’un rally d’envergure pour les actifs boursiers européens, la nature des principaux catalyseurs baissiers a quelque peu évolué. Au risque d’implosion de la zone euro par la crise des dettes souveraines – un scénario encore sérieusement redouté il n’y a pas si longtemps – s’est substitué avec force le risque « émergent ».