Crowdfunding : année à risques

Alors que le marché a frôlé les 2 milliards d’euros de collecte l’an dernier, un nouveau règlement européen force les plateformes à marquer le pas. Pour contourner les difficultés, elles multiplient les opérations de diversification et se rapprochent des sociétés de gestion d’actifs.

Elles étaient lancées pleine balle. Se voyaient déjà tutoyer les sommets. Mais risquent, pour beaucoup, de se prendre les pieds dans le tapis.

Les plateformes de financement participatif ont de quoi avoir la gueule de bois. Jamais le marché n’avait affiché de chiffres aussi bons : il vient de boucler une année record en s’approchant des 2 milliards d’euros de collecte, soit une hausse de 84 % par rapport à 2020 (voir ci-dessous). Et pourtant, l’euphorie n’est pas là.

En novembre 2022, les plateformes devront s’être mises au diapason du nouveau règlement européen qui régit leur profession. Disparition des statuts locaux, limite des collectes à 5 millions d’euros par projets, durcissement sur la notion de conflit d’intérêt…Les règles évoluent. Les acteurs français ne digèrent pas ce changement de paradigme alors que leur marché est en forte croissance depuis ses débuts. Sur certains points, il atteint même une forme de maturité. Le nombre de création de plateformes diminue, les rapprochements avec les sociétés de gestion s’enchaînent et les collaborations avec les CGP progressent lentement mais sûrement.

Autant de signaux qui étaient gages d’une nouvelle année sous les meilleurs auspices. Mais le règlement européen change la donne.

Quand l’Europe renverse la table

Le 10 novembre 2021 est entré en vigueur le nouveau règlement relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs, rédigé par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF). Un nom un peu barbare pour un texte qui aura mis beaucoup de temps à sortir. Son objectif : harmoniser les règles du crowdfunding au niveau européen afin de créer un passeport unique. Sauf que pour parvenir à un consensus, l’AEMF a dû composer avec des approches de ce nouveau marché très différentes. Alors que la France faisait figure de bonne élève en ayant créé dès 2014 des statuts pour encadrer l’envol du financement participatif sur son territoire, d’autres nations ont traîné des pieds jusqu’à présent et n’ont pas hésité à faire part de leurs réticences. L’Allemagne, pour ne citer qu’elle, voyait d’un très mauvais œil cette nouvelle forme de financement, potentiellement concurrente des banques. Résultat : l’AEMF a accouché d’un texte qui ne satisfait pleinement personne et dont les principales dispositions sont très critiquées côté français.

Un nouveau statut est créé pour l’occasion et écrase tous ceux en vigueur localement. La France s’apprête donc à dire au revoir aux Conseillers en investissement participatif (CIP) et aux Intermédiaires en financement participatif (IFP, sauf pour les dons et prêts non rémunérés). Tous deux seront éclipsés par les Prestataires de services de financement participatif (PSFP) à l’issue de la période de transition ouverte jusqu’au 10 novembre prochain. A cette date, les plateformes devront avoir reçu le nouvel agrément délivré par l’AMF et payé les 2.550 euros annuels pour le conserver. Au risque de devoir baisser le rideau.

Mais à tous les égards, la mesure qui crispe le plus les acteurs français est l’abaissement du plafond de collecte à 5 millions d’euros. Depuis la loi Pacte de 2018, les CIP tricolores pouvaient financer des projets jusqu’à 8 millions d’euros. Un an après la publication du texte final, ils ne décolèrent pas et dénoncent toujours un changement à rebours de la dynamique du marché. « On nous affaiblit en même temps qu’on nous offre la possibilité de nous développer à l’étranger, regrette François Carbone, président d’Anaxago. La réglementation ne suit pas notre rythme de croissance alors que le secteur est en pleine phase de maturation. » Son avis est partagé par la majorité des plateformes, notamment celles spécialisées dans l’immobilier et dont les plus grosses affirment avoir plusieurs fois atteint la limite de 8 millions d’euros. La collecte moyenne s’établit toutefois à 900.000 euros.

La question de la rentabilité d’une éventuelle expansion dans d’autres pays se pose clairement. « Une plateforme qui se lance dans un nouveau pays n’est pas rentable tout de suite. Il faut pouvoir couvrir les pertes d’exploitation pendant les premières années, c’est le plus gros frein », rappelle Patrick de Nonneville, nouveau patron d’October. Le successeur d’Olivier Goy sait de quoi il parle : sa société s’est étendue dans cinq pays, en demandant un nouvel agrément dans chacun d’entre eux. Des ressources financières que n’ont clairement pas les petites plateformes. Et au-delà des incertitudes de rentabilité, un sentiment de découragement est partagé par beaucoup d’acteurs. «  On a l’impression d’avoir perdu la main, regrette David Peronnin, président de la plateforme ClubFunding. La France a été parmi les premières à mettre sur pied un cadre réglementaire solide. Nous espérons qu’elle puisse conserver cette position. »

D’autant que la limite de la collecte n’est pas la seule frustration des acteurs tricolores. Parmi les autres points, l’interdiction qui leur est faite de financer un porteur de projet qui détiendrait au moins 20 % de leur capital en met plus d’un sur les dents.

Les plateformes ayant une société de gestion comme actionnaire mais qui financent des projets de tout type de porteurs sont partiellement concernés. Mais pour celles qui se sont construites exclusivement sur ce modèle, c’est la douche froide. Lymo par exemple, finance uniquement les projets de sa société mère, le promoteur immobilier du même nom. Son directeur général, Jean-Baptiste Vayleux, dénonçait déjà dans nos colonnes en novembre dernier un « coup de massue » et disait regretter que l’AEMF n’ait pas vu dans leur modèle « l’alignement d’intérêt » que l’AMF avait pourtant validé. « Notre business model est celui d’un promoteur : nous ne gagnons de l’argent que si l’opération de promotion est un succès », expliquait-il.

Face à toutes ces difficultés, les plateformes doivent trancher. Certaines caressent encore l’illusion que les tractations en coulisses entre leur association professionnelle Financement participatif France (FPF), l’AMF et l’AEMF aboutissent à un assouplissement des nouvelles règles. D’autres, qui ont bien compris qu’elles n’évolueraient pas, ont commencé à se mettre en ordre de bataille pour trouver la parade. Et parmi les options sur la table, le rapprochement avec une société de gestion en attire plus d’une.

Gestion d’actifs et crowdfunding : le choc des cultures

La tendance ne date pas d’hier, mais les mouvements s’accélèrent avec le renforcement du cadre européen. Les plateformes de financement participatif sont de plus en plus nombreuses à faire les yeux doux aux sociétés de gestion. Et pour cause : l’alliance leur permet de contourner le plafond de 5 millions d’euros imposé par l’AEMF. Elles peuvent créer avec leur partenaire un FPS ou FPCR, leur permettant de compléter la collecte ouverte en ligne à leurs investisseurs privés et donc de continuer à financer des projets plus ambitieux.

L’union revêt généralement trois formes. La première est la filialisation. C’est le cas par exemple d’Homunity, racheté par le groupe Tikehau Capital (via sa filiale Credit.fr) en 2019 et de Lendosphere, dont 123 IM a croqué 72 % du capital fin 2021. D’autres font le choix, plus lourd et plus coûteux, de créer leur propre société de gestion. Anaxago a franchi le pas début 2019 en créant Anaxago Capital. ClubFunding l’a imité fin 2020. Les plateformes qui souhaitent rester indépendantes, tout en s’épargnant la lourdeur de la création d’une filiale de gestion d’actifs, peuvent opter pour la prestation. « Elles structurent un fonds avec une société de gestion qui apporte son expertise technique en marque blanche », détaille Bertrand Desportes, associé au cabinet Mazars qui produit le baromètre du secteur tous les ans avec FPF (dont il est également membre). Il se murmure déjà qu’une nouvelle forme de partenariat devrait bientôt voir le jour. Plusieurs plateformes pourraient servir de sourcing (parmi d’autres services) à une seule et même société de gestion. La réflexion serait notamment en cours du côté de Baltis Capital.

Peu importe la forme de d’alliance, les plateformes semblent sortir gagnantes de cette union avec des acteurs phares de la finance traditionnelle. Car outre le contournement du plafond de 5 millions d’euros, ouvrir un fonds en parallèle de leur activité est l’assurance de boucler rapidement leurs collectes. « Le pire pour une plateforme est de ne pas réussir à lever la somme demandée par le porteur de projet ! », appuie Bertrand Desportes. C’est également un moyen d’attirer en permanence des investisseurs, alors que l’offre de projets est parfois bien maigre. « Le marché du crowdfunding est encore étroit, confirme l’associé chez Mazars. Même les plus grosses plateformes ne peuvent proposer que deux ou trois projets par semaine. C’est peu, d’autant qu’ils peuvent être bouclés très rapidement ». Difficile de fidéliser des investisseurs qui n’ont rien à se mettre sous la dent.

Dans cette même logique, plusieurs acteurs ont fait contre mauvaise fortune bon cœur et se sont mis à la pierre papier. Fundimmo (groupe Altand), Baltis Capital (Magellim), Homunity… les SCPI poussent comme des champignons sur les plateformes de financement participatif. Beaucoup semblent voir d’un bon œil cette « hybridation des offres ». A commencer par Bertrand Desportes qui affirme que ces rapprochements sont facilités par le renforcement de la réglementation du crowdfunding, participant à donner suffisamment de « lisibilité aux sociétés de gestion pour les convaincre de se lancer ». Forcément, du côté de FPF, on ne dit pas mieux. Sa directrice générale, Florence de Maupeou, y voit même une forme de nécessité : « Les plateformes vont vers une hybridation de leur modèle, tant pour satisfaire une diversité de clientèle que pour des questions de rentabilité. Il faut être capable de se diversifier pour faire du volume et se rémunérer, tout en conservant l’ADN du crowdfunding qui est l’accessibilité au grand public. »

Mais si les gérants d’actifs sont convaincus, des réticences persistent du côté des CGP, alors même que les plateformes sont sur les rangs pour travailler avec eux.

De la triche sur les taux de retard ?

Normalement la règle est claire : un projet est considéré en retard dès lors que le remboursement de la somme empruntée dépasse le délai contractuel d’un jour. Voilà pour la théorie. En pratique, certaines plateformes fleurteraient avec les limites afin de diminuer leur taux de retard. L’astuce est simple : à l’échéance de l’obligation, elles convoquent une assemblée générale pour faire voter une prorogation du contrat. Si les investisseurs votent en faveur, le porteur de projet se voit accorder un délai supplémentaire pour rembourser son emprunt et le taux de retard de la plateforme n’augmente pas.
La pratique commence à faire du bruit, au point que Financement Participatif France a récemment tapé du poing sur la table et rappelé la règle à ses adhérents. L’AMF a indiqué à la rédaction ne pas avoir prévu de doctrine sur ce point précis, le sujet dépendant du texte européen.

CGP et crowdfunding : un partenariat gagnant-gagnant ?

Lentement mais sûrement, les CGP se mettent au crowdfunding. En 2020, les clients intermédiés représentaient 20 % de la collecte globale, soit environ 150 millions d’euros selon FPF. Depuis, aucun autre chiffre n’a été publié et l’évolution de la part de l’intermédiation n’a pas été comptabilisée dans le baromètre du marché de 2021.

Toutefois, beaucoup d’acteurs confirment être déjà partis à l’assaut des conseillers en gestion de patrimoine. La clientèle intermédiée représente ainsi 20 % de la collecte de ClubFunding et 15 % de celle d’Enerfip (uniquement avec les banques du Crédit Agricole, celle du Languedoc étant son actionnaire minoritaire). Chez Baltis Capital, 10 % de la collecte provient de CGP, une part qui devrait continuer à augmenter car la plateforme mise beaucoup sur ce segment. Elle a engagé une responsable des relations investisseurs qui a pour mission de développer les partenariats avec les conseillers et compte même partir à leur rencontre en région prochainement.

L’intermédiation progresse donc à petits pas. Les plateformes se démènent pourtant pour séduire les CGP et multiplient les mains tendues à leur encontre. Outre la distribution de SCPI pour s’attirer leurs faveurs, plusieurs initiatives sont à souligner, notamment le partenariat entre Wiseed et le fournisseur de solutions pour conseillers Theseis. La plateforme Finple s’est également faite remarquer en lançant une offre de financement participatif avec capital garanti pour certains projets. Elle devait être imitée par un produit de Place qui ne verra finalement pas le jour sous cette forme.

Les résultats peuvent sembler bien maigres compte tenu des efforts déployés. Du côté des associations professionnelles de CGP, des frémissements commencent à se faire sentir. La CNCEF Patrimoine se dit ouverte mais vigilante. « Nous sommes très attentifs et attendons la nouvelle réglementation européenne qui sera sans doute de nature à donner un cadre plus explicite », a indiqué l’association à la rédaction. La CNCGP a publié en 2021 un livre blanc qui traite notamment de l’essor des nouvelles classes d’actifs comme les cryptomonnaies et le crowdfunding (1). L’Anacofi est allée un cran plus loin et a rédigé en 2020 un contrat cadre de place, régissant les relations entre CGP et plateformes.

Pour ces dernières, travailler avec les conseillers en gestion de patrimoine présente un intérêt certain : attirer une clientèle aux tickets plus importants. Un avantage notamment pour celles qui viennent de se lancer. « Nous sommes encore une petite plateforme avec un nombre limité d’investisseurs. Nous préférons rogner légèrement sur notre rentabilité et recourir à l’intermédiation si besoin, pour ne pas mettre les porteurs de projets en défaut », témoigne Jean-Damien Cerisier, président fondateur de Citesia créée en 2019. Les plateformes les plus anciennes y trouvent aussi leur compte. « La collecte étant actualisée en temps réel, l’intermédiation peut créer une dynamique positive et encourager les investisseurs de la plateforme à s’engager », confirme Vincent Clerc, directeur distribution et partenariats chez Enerfip. De quoi mettre un coup d’accélérateur aux rares projets qui ont du mal à partir. Mais comme Vincent Clerc le reconnaît, il reste des points d’achoppement. Et le premier, et non des moindres : la commission.

D’une plateforme à l’autre, le taux de rémunération varie généralement entre 1 % et 2 %. Pas de quoi faire rêver, comparé aux commissions des autres placements, mais les CGP sont invités à se projeter sur du long terme. Les projets de crowdfunding ont des maturités plus courtes que les autres formes d’investissement (33 mois en moyenne en 2021 pour les prêts rémunérés). Les clients sont donc censés revenir plus rapidement se rappeler à leurs bons souvenirs.

Autre argument : le financement participatif pourrait les aider à se démarquer de leurs concurrents. « Bien sûr, le crowdfunding nécessite un peu de travail et de pédagogie, reconnaît Jean-Damien Cerisier, mais au final, il élargit la palette d’investissements des CGP et les distingue de ceux qui sont mono-produits, concentrés plus classiquement sur l’assurance vie et les SCPI. ». Même son de cloche du côté de Vincent Clerc : « Toutes les banques devraient pouvoir proposer du crowdfunding !  C’est un outil de diversification patrimoniale qui les démarque aux yeux de leurs clients qui sont pour beaucoup multi-bancarisés ». Il précise même avoir déjà été contacté par plusieurs banques privées.

Des doutes et des questions

Tout n’est pas rose dans le monde du crowdfunding ! Les réticences des CGP soin loin d’être infondées et reposent pour beaucoup sur le montage financier qui peut les refroidir. Un porteur de projet fait appel à une plateforme pour financer une partie de ses fonds propres dans le cadre d’un financement bancaire. Il émet des obligations, soit directement, soit via un véhicule créé pour l’occasion (une société civile de construction vente en immobilier par exemple) et auxquelles souscrivent les épargnants. Ces derniers sont, la plupart du temps, eux-mêmes regroupés au sein d’une SAS. Cet échelonnement a pour but de limiter le risque en séparant l’achèvement du projet de la santé économique de son porteur. Sans oublier que les banques peuvent forcer les emprunteurs à souscrire d’autres assurances, comme la Garantie financière d’achèvement (GFA) dans le cadre d’un programme immobilier.

Le système parait donc bien huilé, mais ne garantit pas aux investisseurs des plateformes de retrouver leur mise en cas de défaut. « Dans ce type de situation, les banques qui cherchent à se débarrasser au plus vite de leur ligne de dette, seront prêtes à ‘brader’ le projet pour trouver rapidement un repreneur, décrypte Arnaud Monnet, directeur de la gestion immobilière chez Lallier Bordier - Acer Finance. En cas de défaillance du promoteur, la seule sûreté pour l’investisseur est que sa plateforme reprenne les parts de la SCCV, mais cela reste compliqué car il s’agit généralement d’obligations simples ». L’association FPF relève une fourche de projets en retard de plus de six mois comprise entre 0,75 % et 7 %. Ceux en perte définitive (pour cause de liquidation judiciaire, de certificat d’irrécouvrabilité ou dont la probabilité de récupérer les sommes est jugée nulle par la plateforme) s’élèvent entre 0 % et 5 %. Et pour Jean-Damien Cerisier, le contexte ne présage pas d’améliorations : « Le risque d’illiquidité ne doit pas être négligé par l’investisseur. Il faut s’attendre à une augmentation des retards et des défauts, notamment à cause de la pandémie et des difficultés d’approvisionnement la hausse des prix de certains matériaux matières premières ».

A côté de ça, les autres freins des CGP paraîtraient presque anecdotiques. « Ils sont en recherche de sur-mesure, témoigne Alexandre Toussaint, président et fondateur de Baltis Capital. Ils sont très intéressés par les club deals et veulent, a minima, qu’on leur réserve une partie des collectes ». Pas toujours possible compte tenu de la tension entre l’offre et la demande des investisseurs. Certaines opérations sont bouclées en moins d’une minute… Sans oublier que la souscription doit être effectuée par le client lui-même et non le CGP.

Une année charnière

En ce début 2022, les plateformes de financement participatif arrivent donc à un croisement. Le règlement européen a mis un frein à leur essor et les pousse, sinon à se remettre en question, au moins à s’en poser quelques-unes. Le marché européen leur ouvre certes grand ses portes, mais le prix à payer est élevé et l’abaissement du plafond remet en question la rentabilité d’une internationalisation. Toutes n’iront pas et déjà on parle en coulisses de « consolidation ». Les plus fragiles n’auront pas les reins assez solides pour résister à une nouvelle concurrence étrangère et risquent de se faire manger rapidement. D’autant que les rapprochements entre plateformes et sociétés de gestion ont aiguisé l’appétit de ce secteur en quête de nouvelles formes d’investissement. Finalement, les plus durs à convaincre pourraient bien être les CGP. A tort ou à raison, ils traînent encore des pieds. L’intermédiation progresse lentement dans le financement participatif mais il serait bien surprenant que la tendance s’inverse.

(1) Innovation/fintech au service de la gestion de patrimoine, 2021, CNCGP