Conseil financier : selon une étude mondiale le contact humain est irremplaçable

La société de gestion Legg Mason a publié le 30 août 2017, une étude mondiale sur l'impact de la technologie dans la gestion financière des particuliers. Un constat : les investisseurs européens se montrent réservés quant à l'utilisation des nouvelles technologies à l'inverse des pays émergents.

15.300 personnes, de 18 à 71 ans, ont été interrogées à travers 17 pays afin de comparer les comportements d'investissements en fonction de l'âge des épargnants et de leur nationalité.

Les pays asiatiques et l'Amérique latine sont les plus gros utilisateurs d'Internet mobile, puisque 97 % des taïwanais et 74 % des sud-américains se connectent à Internet via leurs smartphones. A contrario seuls "51 % des européens et 52 % des étatsuniens se connectent quotidiennement depuis leur mobile".

Les pays émergents plébiscitent les sites Internet et les applications mobiles pour accéder à des services de courtage, de gestion d'actifs ou à leurs comptes personnels - 72 % des mexicains, 71 % de brésiliens gèrent leurs comptes et leurs investissement en ligne contre 42 % des français et 52 % des britanniques. Selon Vincent Passa, directeur de Legg Mason France "les investisseurs des marchés émergents ont souvent sauté l'étape des ordinateurs de bureau pour passer directement à l'accès Internet via leurs smartphones".

Les français sont les investisseurs les moins digitalisés et se situent en queue de peloton dès lors qu'il est question d'utiliser des services financiers en ligne. La France occupe en la matière l'avant-dernier rang mondial après le Japon. " Les français sont les investisseurs les plus réticents à diversifier leurs investissements à l'international, guidés par leur forte aversion au risque. Ce constat pourrait expliquer pourquoi ils sont moins intéressés par les nouvelles technologies" avance Vincent Passa.

Etonnamment, les sondés – qu'ils soient Millennials ou baby-boomers - se rejoignent sur un point, puisque 60 % d'entre eux "estiment qu'un service personnalisé ne pourra jamais être remplacé par une machine". Ils souhaitent bénéficier des conseils d'un expert pour être guidés dans la gestion de leur patrimoine. En dépit de ce consensus, de fortes disparités régionales persistent. Le facteur humain préoccupe davantage les nord-américains, les européeens et les femmes.

Le directeur de Legg Mason France conclut que "l'utilisation de la technologie est désormais installée dans le monde entier. Mais notre étude met en évidence que de nombreux investisseurs particuliers continuent de privilégier le contact humain, éventuellement assistés par la technologie".