Changement de délégation de gestion pour le fonds Tocqueville Value Amérique

Par Newsmanagers

Tocqueville Finance a indiqué ce 18 septembre, à l'occasion d'une présentation aux investisseurs, que le fonds Tocqueville Value Amérique est désormais géré par la boutique de gestion américaine Anchor Capital Advisors, basée à Boston. Le fonds dédié aux actions américaines a été piloté pendant des années par la société de gestion américaine Tocqueville Asset Management mais les performances n'étaient manifestement pas à la hauteur des attentes de Tocqueville Finance. Tocqueville AM continue toutefois de gérer le fonds Tocqueville Gold dont les actifs s'élèvent à environ 93 millions d'euros.


Depuis avril dernier, la gestion du fonds Tocqueville Value Amérique, dont les encours s'élèvent à environ 100 millions d'euros, a été reprise par une équipe de deux gérants d'Anchor, Andrew P. St. Martin, et Jennifer K. DeSisto, qui étaient hier de passage à Paris. "Le fonds est un peu un condensé des meilleurs idées de notre gestion", a déclaré Jennifer K. DeSisto. La boutique américaine, spécialisée sur les actions américaines, gère quelque 9 milliards de dollars déployés dans neuf stratégies. Le fonds est géré selon une approche value, fondamentale au travers d'une stratégie de stock picking qui débouche sur la constitution d'un portefeuille de 50 à 75 lignes (66 actuellement). La sélection des sociétés se fait sur la base de leur solidité financière, de leurs avantages concurrentiels, de leur position de premier plan dans leur secteur, et de la qualité de l'équipe dirigeante. Les titres négligés et/ou sous-évalués par le marché retiennent toute l'attention des gérants.


Toutes les tailles de capitalisations peuvent entrer dans la composition du fonds. Actuellement, le fonds comprend autour 54% de grosses capitalisations et 45% de petites et moyennes capitalisations. Selon les gérants, cette répartition équilibrée entre petites et grandes valeurs offre une certaine protection contre les risques de guerre commerciale qui vont plutôt affecter les grosses capitalisations exposées à l'international que les sociétés de taille plus modeste. Pour les quinze prochains mois, les perspectives restent très positives mais l'inversion de la courbe des taux laisse planer le risque d'une récession à l'horizon 2020.