Portefeuiles types

BFT IM mise sur plusieurs moteurs de performance

BFT IM

La première partie du feuilleton électoral français s’est conclue par la victoire d’Emmanuel Macron qui a pris officiellement ses fonctions le 14 mai 2017. L’élection du candidat du mouvement En Marche ! s’est traduite par la dissipation du risque politique qui avait parasité l’ensemble des marchés d’actifs risqués au profit des valeurs refuges. Il est toutefois prématuré de dire que celui-ci a totalement disparu.

En France, d’une part, nous ne pouvons pas exclure la possibilité d’une cohabitation, autrement dit un exécutif sans majorité parlementaire pour gouverner, contraignant ce dernier dans sa capacité à réformer l’économie française et à libérer la croissance pour les prochaines années.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’exécutif américain a entamé les tractations avec le Congrès sur l’amplitude des baisses de taxes et leurs impacts sur le budget fédéral. A ce titre, nous continuons de penser que Donald Trump ne sera pas en capacité de mettre en place l’intégralité des baisses de taxes annoncées. A périmètre constant, le CBO (Congressional Budget Office) indique que le ratio dépenses fédérales exprimé en pourcentage du PIB passera de 77 % en 2016 à 89 % en l’espace de dix ans. L’inclusion des baisses des recettes fédérales expliquées principalement par la diminution du taux d’imposition sur les sociétés (de l’ordre de 20 pts) et la refonte des tranches de l’impôt sur le revenu porteront ce ratio à 111 % sur le même horizon.

Une autre manière de montrer que le choc fiscal promis par la nouvelle administration a peu de chance d’aboutir en l’état actuel des choses consiste à calculer le taux de croissance requis pour financer cet ensemble de mesures. En d’autres termes, quel est le rythme de croissance qui stabiliserait le ratio dette/PIB ? Plusieurs études montrent que le taux de croissance compatible avec un tel accroissement du déficit public serait compris entre 3,5 % et 4 % au cours de la prochaine décennie, là où le taux de croissance potentiel des Etats-Unis se situe aujourd’hui autour de 2 %. A moins d’un doublement de la productivité des facteurs de production ou d’une augmentation significative du travail potentiel (qui transiterait par une hausse substantielle du taux de participation ou un recours massif à l’immigration), ces niveaux de croissance resteront vraisemblablement inatteignables. Même si le Congrès arbore la même couleur politique que le chef de l’exécutif, il est difficile de penser que ces derniers parviennent à convaincre une majorité de députés et sénateurs républicains de voter en faveur d’une politique budgétaire engendrant une envolée des déficits et de la dette fédérale. Il est donc probable que Donald Trump soit conduit à revoir ses ambitions à la baisse, limitant de fait l’impact positif attendu sur la croissance économique américaine en 2018, notamment, et renforçant la nervosité des marchés à plus court terme.

Dans ce contexte il convient de se demander quelles sont les opportunités qu’offrent les marchés financiers ? Pour répondre à cette question, nous structurons notre allocation d’actifs autour de plusieurs moteurs de performance : des actifs de rendements qui constituent le cœur du portefeuille, des stratégies qui accompagnent les tendances de marché et enfin des positions contrariantes quand nous identifions des points d’inflexion.

Aujourd’hui, les emprunts d’Etat américains, les futures sur dividendes ou encore la dette émergente ou périphérique sont les actifs de rendement que nous favorisons dans nos allocations. Par ailleurs, les tendances du moment se concentrent sur le marché des actions européennes et émergentes ainsi que sur les small caps européennes. Enfin, certains segments de marché délaissés par les investisseurs tels que les actions japonaises ou encore l’achat de volatilité sont des opportunités d’investissement contrariantes que nous jugeons intéressantes.

 

Principaux points forts du marché

- Momentum de croissance  en Europe bien orienté.

- Résultats des entreprises en nette amélioration.

- Dissipation du risque politique en Europe.

Principaux points faibles du marché

- Déception concernant l’ampleur du plan de relance américain.

- Risque de baisse brutale du cours du brut.

- Craintes d’un ralentissement prononcé de l’économie chinoise.

- Remontée importante des taux américains.

 

Évolution des marchés financiers depuis le 1er janvier 2017, au 19/05/17 à 17h30

CAC 40 : 5.321 / +9,44 %

DJ EuroStoxx 50 : 3.586 / +9,01 %

DAX 30 : 12.641 / +10,10 %

FTSE 100 : 7.466 / +4,54 %

S&P 500 : 2.382 / +6,42 %

Dow Jones : 20.779 / +5,14 %

Nasdaq Composite : 6.092 / +13,18 %

Nikkei 225 : 19.590 / +2,49 %