Année record pour l'épargne solidaire

Les encours de l'épargne solidaire s'établissaient à 15,6 milliards d'euros à fin 2019.
Année record pour l'épargne solidaire en 2019. Crédit photo : Futura-sciences.com

Le 18ème baromètre de l’association Finansol, publié ce lundi 8 juin, dévoile les chiffres de l’épargne solidaire en 2019. Avec 15,6 milliards d’euros d’encours, soit une hausse de 24 % par rapport à 2018, et une collecte nette de 3 milliards d'euros, il s'agit selon l'association de « la meilleure année jamais réalisée en valeur absolue ».

Dans le détail, l’épargne salariale solidaire tire le secteur vers le haut avec ses 9,7 milliards d’euros d’encours (+21 %), soit une captation de 62 % des encours solidaires. Du côté des banques, ce sont 5,1 milliards d’euros solidaires (+ 29 %) qui sont gérés via les différents produits disponibles. Enfin, malgré une belle hausse de 25 %, l’épargne collectée directement par les entreprises solidaires ne s’élève qu’à un petit 0,8 milliards d’euros.  

Selon Finansol, en 2019, la finance solidaire aurait permis :

- de créer/consolider 42.000 emplois,

- d’accueillir 1.360 personnes dans des logements ou places d’hébergement,

- de soutenir plus de 66 acteurs du développement économique dans les pays en développement,

- de contribuer à l’approvisionnement de 25.155 foyers en électricité renouvelable.

Finansol attribue l’origine de ces résultats en grande partie aux marchés et établissements financiers. « La bonne santé des marchés financiers en 2019 a revalorisé les encours collectés sur les OPC » explique l’association. Les fonds « 90-10 » représentent en effet près de trois quart des placements solidaires. Elle pointe également les effets de la Loi LME du 04/08/2008 : l’encours déposé sur les FCPE solidaires connait une hausse de 22 %. Elle souligne également la forte activité de certains réseaux bancaires et financiers qui ont permis la forte progression de la collecte bancaire : 810.000 nouvelles souscriptions, soit presque le double de 2018.

« La publication de ce baromètre nous oblige à un double regard : vers le monde d’hier et vers celui de demain. Les chiffres exceptionnels de 2019 doivent nous faire prendre conscience (…) que le monde que nous devons construire après cette terrible crise sera solidaire ou ne sera pas », insiste Frédéric Tiberghien, président de Finansol.