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Aberdeen Standard Investments

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L’année 2018 a été très mauvaise pour les actifs financiers. La majorité des marchés actions ont baissé, principalement en raison d’un effondrement des valorisations, malgré une croissance favorable des bénéfices. De plus, très peu de marchés obligataires ont progressé l’an dernier ; les techniques de diversification traditionnelles ont donc échoué. Le mois de décembre a été particulièrement difficile pour les actions. A titre d’exemple, la baisse du S&P 500 en décembre 2018, qui a été l’un des pires mois de décembre depuis les années 1930.
 Une série d’événements semble avoir inquiété les investisseurs en fin d’année, ceux-ci étant de plus en plus inquiets quant aux relations américano-chinoises, à la fois sur le commerce et sur des questions stratégiques plus globales ; à cela on peut ajouter les inquiétudes suscitées par une Fed en mode pilote automatique, l’ampleur du ralentissement de l’économie mondiale, par exemple des régions d’Europe, connaissant une récession du secteur manufacturier, ainsi que des notes d’analystes sur les bénéfices attendus pour 2019 (par rapport à nos objectifs) en forte baisse. Le tout dans un contexte de faible liquidité du marché.
 Janvier a vu un rebond des actifs risqués. La Réserve Fédérale a indiqué qu’elle était à l’écoute, et en effet les marchés ne prévoient aucune nouvelle hausse des taux d’intérêt cette année ; les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine semblent se dérouler sans heurts. La Chine a mis en œuvre une série de politiques d’assouplissement, fiscal, monétaire et réglementaire ; les prévisions de bénéfices des entreprises sont stables, avant le début de la publication des résultats du quatrième trimestre cette semaine.
 Le cycle économique va probablement se détériorer, avant de s’améliorer, sous l’impulsion de l’Europe et de la Chine. Les marchés sont sensibles à la situation chinoise. Toutefois, l’activité aux Etats-Unis devrait être soutenue par des coûts énergétiques plus bas et des remboursements d’impôts importants. Par conséquent, nos équipes de recherche ont légèrement revu leurs prévisions de croissance à la baisse. Au 2e trimestre, l’impact de la baisse des prix du pétrole soutiendra la demande des consommateurs à l’échelle mondiale. Nous anticipons toujours un mini-cycle de ralentissement et de reprise économique en 2019, et non une récession dans les principales économies.
 Un problème clé est le sentiment de marchés. En fin d’année, les sondages menés auprès des investisseurs ont montré que le climat était déprimé et que les niveaux de liquidités étaient supérieurs à la moyenne. L’analyse des flux réalisée en janvier indique que ces liquidités provenaient d’un large éventail d’actifs, en particulier des marchés émergents.
 Vers quels actifs s’orienter maintenant   ? Il faut analyser le cycle économique : constitution de stocks / ralentissement de la croissance des exportations / contraintes sur l’investissement, qui devraient se prolonger sur plusieurs trimestres. Il faut analyser le cycle de profits : pressions sur les marges dues à des coûts (salariaux) plus élevés, compensées par une bonne croissance de la productivité. Plusieurs facteurs politiques affectent par ailleurs le sentiment des investisseurs et les flux transfrontaliers.
Il faut analyser le cycle de taux : un retour à la politique de durcissement de la politique monétaire de la Fed plus tard en 2019 sera interprété positivement ou négativement. Cela dépendra de la perception des investisseurs du trade-off entre croissance plus forte et inflation plus élevée.
 La valorisation compte dans ces circonstances. Après une série de corrections, nous avons surpondéré les marchés émergents dans nos portefeuilles ; ils ont déjà pricé une majorité de mauvaises nouvelles comparé à leurs homologues des marchés développés.
 Nous continuons de rechercher des sources de diversification ou des actifs pouvant tirer parti de cet environnement caractérisé par une volatilité accrue et des flux vers les valeurs refuges. Dans les portefeuilles des particuliers, un niveau de trésorerie plus élevé serait logique. 
Aberdeen Standard Investments


Principaux point forts
Les valorisations​ des marchés actions et dans une moindre mesure des marchés obligataires se sont fortement améliorées après le recul de 2018
Pas de récession en 2019 :​ les profits des entreprises devraient continuer à augmenter
Pas de changement des politiques des banques centrales aux US, Europe, Japon et assouplissement en Chine

Principaux point faibles 
L’incertitude politique reste élevée 
L’économie mondiale est vulnérable
Le sentiment des investisseurs pourrait être affecté négativement dans le cas d’une reprise forte des pressions inflationnistes