Un scénario « extrême de risque » conduirait à une baisse de 50 % des prix immobiliers réels en 5 ans

Dans un document intitulé « Quels risques macrofinanciers pour 2014 ? » qui intègre des analyses de Place, coordonnées par la division Études, stratégie et risques de l’Autorité des marchés financiers, des auteurs revient sur l’éventualité d’une chute sévère du marché immobilier.

Les auteurs de l'étude montrent qu' « en France, les prix de l’immobilier résidentiel ancien ont augmenté de plus de 70 % en termes réels entre 2000 et le troisième trimestre 2013. Cette croissance a été beaucoup plus forte que celle des revenus des ménages sur la même période (moins de 20 %), alimentant la crainte que cette hausse ne soit pas soutenable. Pourtant, une baisse significative du marché de l’immobilier résidentiel en France ne ressemblerait en rien à ce qui a pu être constaté dans d’autres pays : faible impact direct sur les institutions financières et sur la consommation des ménages ; impact limité sur les finances  publiques ; mais des effets indirects à ne pas négliger sur les primes de risques et  donc la liquidité du système bancaire, ainsi que sur le PIB par le biais d’une déprime du secteur de la construction et de l’investissement immobilier ».

Les auteurs expliquent également comment un scénario extrême de risque conduirait à  une baisse de 50 % des prix immobiliers réels en 5 ans. 

L'étude est accessible en fichier joint.