L'IPD publie son baromètre de l'investissement immobilier français

Dans son dernier baromètre de l’investissement immobilier français élaboré en interrogeant, les plus grandes sociétés d’investissement présentes en France et en partenariat avec le Crédit Foncier de France, l’IPD anticipe les « prémisses d’une amélioration lente et progressive du marché locatif de bureaux francilien pour les deux prochaines années ». La demande placée en bureaux est attendue à 2,01 millions de m² pour 2014, en augmentation par rapport aux 1,81 million de m² de 2013, mais toujours inférieure à la moyenne entre  2008 et 2013 qui s’établit à 2,27 millions de m².

Sur les commerces, les panélistes interrogés par l’IPD se montrent partagés. « Pour 2015, la prudence reste de mise puisque le panel converge plutôt vers une stabilisation de la vacance. Ces résultats sont toutefois à nuancer suivant l’emplacement des centres commerciaux, et la typologie des secteurs d’activité représentés dans les centres », indique le baromètre. Ainsi, pour 2014, la  majorité des panélistes (53 %) attend une diminution des chiffres d’affaires des commerces. Cette proportion reste élevée, mais moindre qu’au début de l’année ou ils étaient 63 % à anticiper une baisse de ce même chiffre d’affaires pour cette année. Les investisseurs du panel tablent majoritairement sur la stabilisation des loyers (pour 76 % d’entre eux), mais ils sont plus nombreux qu’il y a quelques années à prévoir une baisse (12 % cette année contre 7 % en 2012). En 2015, le panel reste prudent et entrevoit une stabilité à la fois des chiffres d’affaires et des loyers.

Du côté de la logistique, qui, souligne l’organisme, « a connu au premier trimestre 2014 le plus mauvais démarrage d’exercice sur la décennie écoulée », les panélistes ont revu à la baisse leurs anticipations sur les loyers prime, même si les professionnels révèlent moins pessimistes pour 2015.

Concernant l’investissement, les panélistes attendent un volume global des investissements de 16,3 milliards d’euros pour 2014. « A l’image des précédentes éditions du panel, les investisseurs en fonds propres, compagnies d’assurances en tête, sont annoncés comme les plus actifs à l’investissement pour 2014, toujours suivis par les SCPI et OPCI Retail », note l’IPD. Mais l’organisme anticipe également un retour des foncières qui avaient fortement désinvesti lors des deux précédentes années et qui, selon le panel interrogé,  « augmenteraient de façon significative leurs investissements à fin 2014 pour atteindre la 4ème place ».

Sans surprise, les principaux freins à l’investissement sont, toujours selon les investisseurs interrogés, la rareté des biens « core » et la concurrence très forte sur ces actifs. De fait, ils estiment que les taux prime des bureaux de Paris quartier central des affaires (QCA) devraient baisser encore pour atteindre 4 % en 2014 (contre 4,2 % anticipés il y a six mois). « Ce résultat n’est pas surprenant eu égard à la rareté de l’offre et à l’augmentation continue des valeurs sur ce secteur qui le rend inaccessible pour un grand nombre d’investisseurs locaux. Dans ce contexte assez difficile, nos contributeurs ne présagent pas d’amélioration pour 2015. Certains d’entre eux pensent même que les taux continueront à baisser pour s’établir en dessous du seuil de 4% », note l’IPD. A l’instar des bureaux Paris QCA, les taux des centres commerciaux prime continuent de se compresser (4,5 % au premier trimestre 2014 selon CBRE) et cette tendance devrait se poursuivre légèrement à fin 2014 pour se stabiliser en 2015.

Conséquence de cette inaccessibilité des bureaux QCA, les investisseurs se tournent aujourd’hui davantage vers la 1ère couronne et la proche périphérie parisienne ainsi que vers les bureaux en régions.

Le baromètre complet est disponible ici