DBRS s'inquiète des renégociations immobilières sur la santé des banques

L'agence de notation canadienne DBRS a détaillé dans une récente note ses inquiétudes concernant le marché des renégociations de prêts immobiliers en France sur la santé des institutions bancaires. 

Le reflux des taux a entraîné dès 2016 une baisse de 3% du revenu de la banque de détail en France, et une chute de 12% des profits avant impôt, estime l'agence. Selon elle, les renégociations de crédits auront un "impact de long terme sur la profitabilité du portefeuille de prêts" étant donné notamment que les banques prêtent pour l'essentiel à taux fixe et ne pourront répercuter ces hausse de taux sur leur portefeuille de prêts actuel.

La France a connu une compression très forte de ses taux immobiliers, sous l'effet notamment de la politique monétaire très accommodante de la BCE. Ces taux bas ont encouragé les propriétaires à renégocier leurs taux d'emprunts. Ce que les ménages français ont fait massivement depuis le début de l'année 2016.