Immobilier d'entreprise

Vers des records de collecte de pierre-papier en 2017

Knight Frank s'attend à des records de collecte de SCPI et d'OPCI en 2017
Leur part de marché devrait atteindre 37 % en 2017, contre 27 % en 2016

L’immobilier d’entreprise a de nouveau bénéficié du souffle de la pierre-papier en 2017, qui devrait avoir enregistré des records de collecte. SCPI et OPCI devraient ainsi totaliser 14 milliards d’euros en 2017, selon les prévisions du cabinet Knight Frank. Ce qui représenterait près de la moitié des quelque 26,9 milliards d’euros qui ont été investis dans l’immobilier d’entreprise l’an passé, dont 18,9 milliards en Ile-de-France. Un résultat légèrement en-deçà de 2016, année au cours de laquelle quelque 20,4 milliards d'euros avaient été atteints, mais qui reste supérieur de 47 % à la moyenne 10 ans, souligne Knight Frank.

Comme en 2016, la part d’investissements provenant de SCPI (8,5 milliards d’euros estimés) devrait rester majoritaire en 2017 par rapport à celle des OPCI grand public (5,5 milliards). Pour mémoire, ceux-ci affichaient respectivement 5,5 et 4,1 milliards d’euros en 2016 d'après les données de l'Aspim, atteignant déjà des records de collecte. Une montée en puissance de ces deux véhicules de placement qui ont concerné 37 % du total des volumes investis (contre 27 % en 2016), devançant la part des fonds (26 % ; 23 % en 2016), des assureurs (13 % ; 19 % en 2016), des fonds souverains (8 % ; stable) et des foncières (7 % ; 14 % en 2016). Sans surprise, c'est principalement vers les bureaux (70 %) que se sont tournés les investisseurs, tandis que la logisitique (16 %) a pour la première fois devancé les commerces (14 %). En Ile-de-France, le trait est davantage marqué : 87 % des montants investis l'ont été dans les bureaux, contre 81 % en 2016, et 8 % dans les commerces, activité qui chute lourdement après 14 % en 2016.

Autre fait notable l'an passé dans le secteur, les grosses opérations ont eu le vent en poupe l'an passé, à l’image de la cession de Cœur Défense, pour un montant de 1,8 milliard d’euros, à un club deal compsé d’Amundi, Primonial et Crédit Agricole Assurances. Un an auparavant, la cession la plus onéreuse avait porté sur un montant de 1 milliard d’euros, rappelle le cabinet. Néanmoins, si les montants devraient rester importants en 2018, « certaines SCPI pourraient peut-être moins se focaliser sur les club deals cette année », anticipe Knight Frank.

Pour 2018, de belles performances dans le marché des bureaux francilien, tandis que les commerces pourraient, « comme en 2017, rééditer une performance dans la moyenne, soutenue par l’attrait pour les meilleurs axes parisiens mais limitée par le nombre restreint d’actifs prime mis sur le marché et la prudence accrue des investisseurs à l’égard des localisations secondaires ». Enfin, dans le segment de la logistique, « l’intérêt croissant » des investisseurs s’exprimera sur l’ensemble du pays, « ou de l’Europe au travers de portefeuilles internationaux ».