Marché du logement

Un indice pour se couvrir contre le risque immobilier

En partenariat avec Radar Logic, l’IEIF développe un moyen de rendre plus liquide le marché du résidentiel.

Le notariat partage sa base de données. Grâce à un partenariat avec la Chambre interdépartementale des notaires de Paris, l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) lance, en association avec la société américaine Radar Logic, un indice résidentiel sur la zone métropolitaine Paris Ile-de-France nommé RPX IEIF Logements Paris Ile-de-France. Le début d’une série à travers l’Europe.

Utilité multiple.

Cet indice est destiné à des professionnels et servira de sous-jacent à des produits dérivés. « C’est un indicateur assez proche de ceux des marchés financiers. Il permettra de couvrir le risque sur des actifs par nature illiquides », explique Pierre Schoeffler, senior advisor à l’IEIF. Des produits dérivés sur RPX IEIF Logements Paris Ile-de-France pourront en effet servir d’instrument de gestion du risque. « En France, les banques prennent très peu souvent en garantie des biens hypothéqués car elles n’ont pas la possibilité de se couvrir contre la fluctuation des prix des habitations. Cet indice devrait leur permettre de le faire et de fluidifier l’offre de crédit », poursuit-il. Aux Etats-Unis, les maisons dont la valeur est devenue bien inférieure au montant de l’emprunt accordé ont fait couler beaucoup d’encre. « Les établissements financiers auraient pu voir le problème et l’anticiper avec un outil comme RPX », assure Michael Feder, président de Radar Logic Incorporated.

Par ailleurs, « peut-être que les banques vont créer des véhicules d’investissement adossés à l’immobilier pour que les futurs acquéreurs voient leur épargne croître avec la valeur du marché du logement et non en fonction du marché des obligations ou des actions », suggère Michael Feder.

Méthodologie.

Le nouveau produit se distingue de l’indice Insee Notaire par sa vocation et par sa méthodologie. Il est journalier, publié chaque semaine et calculé sur une durée de 28 jours glissants afin d’être représentatif en termes de transactions et de donner une information qui ne soit pas trop volatile. L’indice prend seulement en considération le prix au mètre carré, il ne tient pas compte d’éventuels critères hédoniques, c’est-à-dire le caractère qualitatif des biens. Son historique de données remonte à 1996.