Un député veut ramener le droit à l'oubli à 5 ans pour tous les cancers

Actuellement, seuls les malades guéris avant leurs 21 ans ou ceux dont le protocole thérapeutique est achevé depuis plus de 10 ans sont concernés.
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Un droit a l'oubli identique pour toutes les personnes guéris d'un cancer. Voilà ce que demande le député Philipe Meyer (Bas-Rhin ; LR), avec une cinquantaine d'autres, dans sa proposition de loi déposée le 4 mai à l'Assemblée nationale. Son article unique veut ramener le droit à l'oubli à cinq ans pour toutes les personnes guéries d'un cancer sans distinction. 

Sans droit à l'oubli, l'accès à l'emprunt est considérablement plus difficile pour les personnes concernées : celui-ci autorise en effet à ne pas mentionner l'existence de la maladie passée au moment de remplir le questionnaire de santé de l'assurance de prêt. Actuellement, il concerne les cancers dont le protocole thérapeutique est achevé depuis plus de dix ans et, depuis le 1er septembre 2020, depuis au moins cinq ans pour les malades guéris avant leurs 21 ans. Ces délais sont arbitrés dans le cadre de la convention AERAS (S’Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé).

Première cause de décès chez l'homme, deuxième chez la femme, le cancer est sans conteste le fléau de nos sociétés modernes. 382.000 cas ont été déclarés en France en 2018, pour 160.000 décès. Pour autant, le taux de survie à cinq ans dépasse 80 %. « Pour tous ceux‑là, il est temps de mettre un terme à cette double peine que constituent la période de maladie et les obstacles qui s’ensuivent. Et de favoriser le droit à l’oubli », écrit Philippe Meyer dans l'exposé des motifs.