SCPI : une tendance à l’internationalisation

La dernière note de synthèse de Savills fait le point sur l’appétence des gérants pour l’immobilier de bureaux situé hors de l’hexagone.

Comment l’augmentation de la collecte sur la pierre-Papier a modifié la répartition des investissements des SCPI ? C’est le thème développé dans la dernière note de synthèse publiée par Savills, une société spécialisée dans le conseil et les services immobiliers. « Traditionnellement, les SCPI achètent des actifs de petite et moyenne taille, mais ces dernière années, grâce à l’importance des fonds propres à investir, elles sont commencé à acquérir des actifs plus conséquents et, dans certains cas, à cibler des actifs de plus de 100 millions d’euros », indique la note de synthèse. La hausse de la collecte et la concurrence des fonds étrangers qui s’intéressent au marché français ont pour conséquence que Savills prévoit un volume d’investissement dans l’immobilier d’entreprise qui atteindrait un niveau record de 27 milliards d’euros en 2017, dont plus du tiers serait réalisé par des investisseurs étrangers. « Cette forte demande, principalement dans les secteurs d’investissement Core et Core +, a fait baisser le rendement des quartiers de bureaux  de premier plan à 3 %, ce qui fait de Paris le marché des bureaux le plus cher d’Europe ». Ce resserrement du marché conduit les gérants à investir hors de France, principalement en Allemagne et aux Pays-Bas. Savills estime que leur activité a triplé depuis 2012 et que la proportion de ce volume investi hors de France est passée de 14 à 36 %.