SCPI : le prix des parts peut tenter les souscripteurs

Selon SCPI-8.com, le prix de part de la majorité des SCPI à capital variable serait décoté de 4,45 % en moyenne.
Max Pixel

Et si c’était le moment de souscrire à des SCPI ? Le distributeur en ligne SCPI-8.com qui a passé au crible plus de 60 SCPI à capital variable semble faire pencher la balance du côté du oui. A l'origine, SCPI-8.com a voulu vérifier que leur prix de souscription respecte une marge de 10 % par rapport à leur valeur de reconstitution, comme demandé par l’AMF.

 « Si la valeur de reconstitution est de 100, le prix de souscription doit être compris entre 90 et 110 (marge de + ou - 10%). S’il se situe entre 90 et 100, cela signifie qu’il est « décoté » et donc qu’il est inférieur à la valeur de reconstitution de la SCPI », décrypte Julien Vrignaud, directeur associé de SCPI-8.com. En d’autres termes : l’investisseur l’achète moins cher.

Pour comprendre comment les SCPI se positionnaient par rapport à cette obligation, les experts de SCPI-8.com ont établi un indice de revalorisation potentielle (IRP) en divisant la valeur de reconstitution de 2019 par le prix de part de 2020. Il en est ressorti que le prix de part de la grande majorité des SCPI serait décoté de 4,45 % en moyenne par rapport à leur valeur de reconstitution. Comprendre : les SCPI ont de la marge pour ajuster leur prix et faire face à d’éventuels chocs de marché ou erreurs de valorisation. Il serait aussi tentant de conclure que c’est le moment d’acheter des parts à bas coûts, mais attention à faire fi de toute prudence. « Ce critère n’est pas le seul à prendre en compte pour choisir une SCPI, mais il donne une indication de la valeur de la part vis-à-vis de la valeur du patrimoine », prévient Julien Vrignaud.

Dans le détail, le classement démontre de grands écarts entre SCPI. Cinq d’entre elles sont proches de la limite des 10 % à la hausse.

Source : SCPI-8.com

A l’inverse, 4 SCPI présentent des prix de parts surcoté (voir ci-dessous).

Source : SCPI-8.com

Selon Julien Vrignaud, la décote du prix de la part serait une stratégie de gestion de certaines sociétés. « Augmenter le prix de part c’est prendre le risque de diminuer le rendement pour les nouveaux entrants. Si les loyers n’augmentent pas en parallèle, le rendement facial diminue », explique le dirigeant.