Résidences tourisme : la politique s’en mêle

La sénatrice Dominique Estrosi-Sassone demande au gouvernement d’arbitrer le conflit entre les propriétaires bailleurs et exploitants touristique. 
Dominique Estrosi-Sassonne, sénatrice des Alpes-Maritimes et vice-présidente du groupe Les Républicains

Les propriétaires bailleurs de résidences touristiques ont reçu un appui solide. Fin de semaine dernière, Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice des Alpes-Maritimes et vice-présidente du groupe Les Républicains, est montée au front. Dans une question orale au gouvernement, elle a demandé "d’arbitrer le conflit qui oppose les propriétaires bailleurs des 2.200 résidences de tourisme de France", rapporte la Tribune Bulletin Côte d’Azur. A l'origine de ces tensions, la décision des exploitants de suspendre le versement des loyers, justifiée par une exploitation moindre voire impossible des logements. 

Pour Dominique Estrosi-Sassone, « le gouvernement doit désormais proposer un plan économique ad hoc pour les hébergeurs, afin d’éviter un contentieux juridique qui pourrait s’avérer très lourd (…). Le pire serait de renvoyer dos à dos les propriétaires bailleurs et les exploitants touristiques, au risque de prolonger la crise économique et sociale dans ce secteur, de briser l’économie de certains territoires déjà lourdement impactés par la fermeture des stations et de voir disparaître les villages de vacances en France »

Après avoir insisté sur les difficultés financières de beaucoup des propriétaires, elle a souligné le manque de transparence de certains exploitants de parcs de logements. Ils « estiment être dans un dénuement de trésorerie et n’avoir d’autre solution que d’annuler le versement des loyers. Pour autant, ils ne produisent aucun document financier attestant de ce fait, ne respectant donc pas la législation en la matière sur la publicité des bilans économiques », a-t-elle regretté.

Parmi les affaires en cours, celle de Pierre & Vacances a marqué la fin d’année 2020. 700 propriétaires bailleurs se disaient prêts à se retourner contre le groupe pour refus de versement des loyers correspondant aux deux périodes de confinement. Selon Pierre & Vacances, les discussions sont toujours en cours entre propriétaires et avocats.