Résidences secondaires : les Français se ruent en Occitanie

L’Occitanie, L’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine sont les régions les plus prisées. Les Franciliens se tournent eux majoritairement vers l’Île-de-France.
L'Occitanie, région préférée des Français pour leur résidence principale. Ici : Le Cirque de Gavarnie, dans les Pyrénées - © iStock-bbsferrari

Depuis le premier confinement, les Français ont repris goût à la résidence secondaire. Restreints dans leurs libertés et leurs déplacements, ils sont en quête d’espace, de verdure et de soleil. Le développement du télétravail a même donné naissance au concept de « résidence semi-principale ». Autant dire que l’emplacement de leur lieu de villégiature est crucial.

Le courtier en ligne Pretto s’est intéressé aux localisations qui attirent le plus leurs faveurs (1). Et c’est l’Occitanie qui remporte la palme des recherches (12,3 %), suivie de l’Auvergne-Rhône-Alpes (11,6 %) et la Nouvelle-Aquitaine (11,4 %). « Les Français visent des départements proches du littoral ou des montagnes : la Haute-Savoie, l'Hérault, les Alpes-Maritimes... », observe Pierre Chapon, président de Pretto.  

Cette ruée vers la province contribue forcément à tendre des marchés jusque-là plutôt atone, comme à l’Ile d’Oléron. « Il n'y a pas assez de biens pour le nombre de demandes que l'on reçoit, témoigne la directrice de l'Agence Fort en Charente-Maritime. Aujourd'hui, le marché immobilier est très tendu ».

Les franciliens, eux, sont principalement intéressés par…l’Île-de-France. « Paris occupe une place particulière, c'est l'occasion d'avoir un pied-à-terre qui peut aussi, en temps normal, être loué sans difficulté le reste de l'année ».  Le courtier cite d’ailleurs une note de l’Insee de 2020 selon laquelle 9 % des logements de la capitale seraient des résidences secondaires.

Source : Pretto

Bien financer sa résidence secondaire

Entre confinements et resserrement des conditions d'octroi, Pretto signale que les conditions de financement des résidences secondaires se sont dégradées. Les banques sont devenues plus attentives sur certains critères. Ces conseils pour mettre toutes les chances de son côté :  

  • Limiter le taux d’endettement à 35 % : « Si un crédit est en cours sur la résidence principale, il est aussi possible de procéder à un rachat avec rallongement, ou de réaliser d'autres montages comme un lissage ou encore de moduler le prêt en cours pour réduire le taux d'endettement. Les acquéreurs doivent également garder en tête qu'une résidence secondaire engendre des frais (entretien et taxes par exemple) ». 
  • Respecter les critères élémentaires de financement : « Comme pour tous les types de projet, la stabilité des revenus est un point essentiel, de même que l'absence de découverts.  Avoir 10 % d'apport et 10 % pour les frais. Certains établissements peuvent en effet se montrer aussi exigeants que pour l'achat d'une résidence principale ». 
  • Savoir combiner plusieurs crédits : « Un crédit immobilier en cours sur la résidence principale peut représenter un frein pour la mise en concurrence entre les banques, certaines pouvant proposer de racheter le crédit en cours pour nouer une relation globale avec le ménage ». 

 

(1) : Etude portant sur l'analyse de plus de 12.000 simulations entre janvier 2020 et avril 2021