Immobilier ancien

Près d'un million de transactions en 2017 selon la FNAIM

La conjoncture est restée au beau fixe dans l'ancien en 2017, avec un record de ventes et des prix orientés à la hausse selon la FNAIM
La fédération n'entrevoit pas de « ralentissement du marché », mais table sur une croissance des prix de plus faible ampleur d'ici à la fin de l'année.

A son tour, la FNAIM a livré des résultats extrêmement satisfaisants pour l’immobilier ancien en 2017, avec un volume de ventes estimé à 986.000 unités en 2017, contre 845.000 en 2016. Un niveau « jamais enregistré » auparavant, en hausse de 16,7 % comparé à 2016, et de 42 % sur 3 ans. L’analyse du taux de rotation du parc ancien, c’est-à-dire du nombre de ventes rapporté au total des logements existants en France (35,7 millions en 2017 selon l’Insee), montre également une montée en puissance : celui-ci a atteint 2,8 % l’an passé, alors qu’il n’était que de 1,8 % durant la crise en 2009, et affichait un niveau quasi identique (2,7 %) au début des années 2000.

Si la hausse d’activité est notable un peu partout dans le pays, des disparités locales encore importantes subsistent selon les territoires : ainsi, les 10 départements les plus actifs en termes de ventes (Paris, les Hauts-de-Seine, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône-la Gironde, le Rhône, les Yvelines, le Var, le Nord et le Val-de-Marne) ont représenté 41,4 % du montant total des ventes (239 milliards d’euros en 2017 selon la FNAIM). En queue de peloton, les 10 départements les moins actifs (la Haute-Saône, l’Indre, l’Ariège, la Meuse, le territoire de Belfort, le Cantal, la Haute-Marne, la Creuse, la Guyane, et la Lozère) n’en ont totalisé que 1 %.

Comme les autres acteurs du secteur, la FNAIM fait par ailleurs état d’une hausse des prix qui « s’accélère sur un an » dans l’ancien : sur la France entière, l’augmentation est de 4,2 % (2 550 €/m2 en moyenne), dont 4,9 % pour les appartements (3 385 €/m²) et 3,7 % pour les maisons (2 143 €/m²). Tous types de biens confondus, c'est l’Ile-de-France qui enregistre la plus forte progression, de 5 % (4 276 €/m2), contre 3,9 % en province.

Quant aux prévisions sur la conjoncture immobilière, contrairement à l’observatoire LPI-SeLoger qui constate des signaux moins positifs depuis la fin 2017, la FNAIM ne prévoit pas de « ralentissement du marché ». Mais le groupement s’attend toutefois à une décélération de croissance qui serait « de l’ordre de 2 % ». Sur le plan économique, il s’agira de surveiller les taux, la confiance des ménages et le niveau de l’emploi. Par ailleurs, la FNAIM restera attentive au projet de loi sur l'évolution du logement et l'aménagement numérique (ELAN), pour laquelle elle dit être consultée. Les professionnels de l’immobilier auront enfin en ligne de mire l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et, plus récemment le plafonnement des honoraires des intermédiaires en défiscalisation loi Pinel, dont ils demandent l'abrogation.