Près de la moitié des acheteurs immobiliers ont obtenu une baisse de prix (Crédit Foncier)

Pour la cinquième année consécutive, le Crédit Foncier a réalisé une étude mesurant le parcours d’acquisition de la résidence principale et les écarts entre « le rêve et la réalité », auprès de 5000 ménages.
BBG

Au bout d’un an de recherche, 65 % des personnes interrogées ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % quatre ans auparavant en 2014) ; 27 % sont toujours en recherche et 8 % ont abandonné, explique le Crédit Foncier dans une étude publiée le 19 juillet 2018. En moyenne, la durée de recherche est de 4,7 mois (contre 7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Dans les grandes agglomérations, la durée de recherche est plus courte (4,1 mois).

Les accédants à la propriété ont dépensé en moyenne 173 000 euros pour acquérir leur résidence principale. Le montant de la transaction est de 2,5 % supérieur à celui souhaité au départ. Un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 %. C’est en Île-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial (22 %) est la plus importante. Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Cette baisse équivaut à une diminution moyenne de 6 % (-8 % en 2014) du prix de vente initialement réclamé par le vendeur.

Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter) ou sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %).