L'UFC-Que Choisir épingle les agences immobilières

Concernant les frais d'agence, l'UFC salue une baisse des tarifs dans les zones très tendues (Paris) mais dénonce une hausse de ces tarifs dans les zones détendues.

Peut mieux faire. Le bilan de l’UFC-Que Choisir après sur une opération de test dans 1.246 agences immobilières sur le territoire révèle que, sur les frais, la baisse n’a pas été du niveau espéré. Si les plafonds réglementaires sont respectés "à 94%", la réalité n'est pas aussi simple. A Paris, l'UFC affirme que les prix se sont certes repliés de 20%. C'est le fruit de la loi Alur qui plafonne les montants à 12 euros/mètre carré dans les zones très tendues. Mais on est "loin des 50% promis par le législateur" explique toutefois l'organisation. L'objectif avait été énoncé par la ministre du Logement Cécile Duflot, en janvier 2014, remplacée ensuite par Sylvia Pinel, elle-même démise de ses fonctions au profit d'Emmanuelle Cosse il y a quelques semaines.

A l’inverse, en zone "détendue", les frais ont légèrement augmenté de 5%, passant de 7,1% à 7,5% au mètre carré. 

Concernant les documents à fournir, l'UFC affirme que 8 agences sur 10 sont en infraction. En cause, de nombreux documents demandés par les agences qui ne figurent pas dans la liste des pièces que ces agences sont effectivement en droit de réclamer. On y retrouve le RIB, les justificatifs de domicile interdits (facture EDF par exemple), les chèques de réservation ou les autorisations de prélèvement automatique.

Enfin, l'obligation d'inscrire le Diagnostic de performance énergétique (DPE) est très peu appliqué. "Pas moins de 35 % des agences n’affichaient pas systématiquement (28% en 2011) l’information sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) alors même  qu’en raison de la flambée des prix de l’énergie, cette information est particulièrement importante", explique l'UFC.