Loyer : payer en cryptomonnaies sera-t-il bientôt possible ?

Le propriétaire d’un appartement de 60m² à Paris loue son logement 1 Ether par mois.

Quand les lois des cryptomonnaies rencontrent celles de l’immobilier. Le propriétaire d’un appartement parisien propose de régler le loyer 1 Ether (ETH) par mois, la cryptomonnaie reposant sur la blockchain Ethereum, soit un peu plus de 2.600 euros. Le logement, situé dans le 16ème arrondissement de la capitale, mesure 60m² et comporte une terrasse de 13m² refaite à neuf.

Publiée sur LinkedIn, l’annonce n’a pas manqué de faire réagir les internautes qui ont globalement salué l’initiative. Certains n’ont pas manqué de relever les limites de ce projet, comme cet utilisateur qui s’interroge : « Comment s'assurer que les 1 ETH respectent les règles d'encadrement des loyers à Paris? ». Réponse : ils ne les respectent pas. Selon Le Figaro Immobilier, le bien serait soumis à un encadrement de loyer de 33 euros par m². Or, le loyer de 2.600 euros revient à 43 euros du m². Sans complément de loyer.  De plus, la fluctuation de l’Ether fait que l’écart avec le plafond imposé par la loi peut s’agrandir rapidement.

«J’ai pris 1 ether car ce cours fait référence et qu’un cours inférieur aurait été moins viral, a admis Stéphane Boukris dans ses colonnes. Mais je suis prêt à le réviser à la baisse pour être en corrélation avec le marché et à rembourser le trop-perçu en cas de dépassement du plafond. Mais si on lisse l’évolution du loyer dans le temps, sur six mois par exemple, je ne suis pas sûr que l’encadrement ne soit pas respecté.»

Source : LinkedIn de Stéphane Boukris 

Il convient de préciser que Stéphane Boukris n’est pas un bailleur privé comme un autre. Entrepreneur dans l’âme, surtout dans le numérique, il est à l’origine de plusieurs sociétés, comme STAAFF (une place de marché dans les services à domicile), 2HeuresAvant (billeterie de spectacle) et a même produit la comédie musicale Robin des Bois.

On lui doit également l’éphémère et clivant FaisMesDevoirs.com, un site internet qui proposait aux collégiens et lycéens de faire leurs exercices à leur place, moyennant 5 euros à 30 euros et qui avait provoqué l’ire du gouvernement Fillon à l’époque (2009). Une polémique telle qu’il avait dû baisser le rideau… le lendemain de son lancement. Une carrière hétéroclite qui a débouché sur la création d’Excelsior, une société spécialisée dans le recrutement et l’événementiel tech, notamment dans le métaverse. De là à dire que cette annonce immobilière hors norme n’est qu’un coup de com, il n’y a qu’un pas…