Immobilier

L'investissement locatif a prospéré au 1er semestre selon Nexity

Nexity a présenté une hausse de 53,4 % du marché de l’investissement locatif au premier semestre 2015 par rapport à la même période en 2014

Le premier semestre n'a pas été propice aux premières acquisitions, selon le promoteur Nexity. Dans ses statistiques portant sur les six premiers mois de l'année, la part de primo-accédants a chuté de 7% par rapport à la même période en 2014 sur tout le territoire. Il y a désormais 20 % de primo-accédants dans l’activité totale de Nexity, ce qui représente "un point bas pour un premier semestre depuis 10 ans". L'Ile-de-France est très touchée, le marché a perdu 27% de nouveaux propriétaires.

"Leurs revenus sont en baisse (-2,2%, à 37.520 €). Leur budget recule également (-3,1%, à 220.974 €) et leur apport personnel davantage encore (-9,9 % à 39.501 €)", détaille le promoteur. Au premier semestre 2014, 45% des primo-accédants disposaient de plus de 10% d'apport. Aujourd'hui, c'est seulement 39%.

Dans ce bilan peu optimiste, Nexity pointe toutefois le dynamisme des régions. Elles concentrent 47% des primo-accédants contre 35% en 2014. "L’écart de profil se creuse avec l’Île-de-France", résume l'organisme immobilier. 

Reprise de l'investissement locatif

A l'image des chiffres de la FPI qui notait un rebond très fort de l'investissement locatif dans son bilan du premier semestre, Nexity a également observé un fort attrait pour ce secteur. Nexity note une hausse de 53,4 % du marché de l’investissement locatif au premier semestre par rapport à la même période en 2014. Les investisseurs particuliers représentent 48 % de l'activité totale de Nexity et 64,7 % des acquéreurs personnes physiques.

Après un point bas au premier semestre 2014, ce rebond est constaté à la fois pour les résidences gérées (+47,4%) et pour le dispositif Pinel (+57,8%). D'ailleurs, un client sur trois investit en résidence gérée, principalement résidences séniors et étudiants. Selon le promoteur, le budget des investisseurs a augmenté de +1,1% à 183.928 euros malgré des revenus plus bas (-4,1 %, à 72.224 euros). Des distinctions sont à opérer entre l'Ile-de-France et les autres régions (voir carte).

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