L'investissement en commerce bat des records en 2014

En France, plus de 3,7 milliards d'euros ont été investis sur les 9 premiers mois de l'année en commerce. D'après JLL, ce sont environ 6 milliards d'euros qui seront engagés sur toute l'année, soit un niveau supérieur au record de 2007
JLL

Selon une étude du conseil en immobilier JLL, l'année 2014 affiche une évolution exceptionnelle sur le marché de l'investissement en commerce.

Dépassement de 2007. Plus de 3,7 milliards d’euros ont ainsi été investis sur les 9 premiers mois de l'année 2014. Ces bons chiffres laissent présager un dépassement du record de 2007 (voir graphique). En effet, JLL anticipe 6 milliards d'euros investis sur ce marché contre 4,6 millards d'euros ans plus tôt. Pour autant, le 3ème trimestre a été moins actif que les précédents avec moins de 600 millions d’euros engagés pendant l’été.

Les montants investis en commerce
source: JLL

Une part de commerces en hausse. Ainsi, la part des commerces dans les investissements en immobilier d’entreprise atteint près de 30% du volume total en France, contre 16 % en moyenne sur les 10 dernières années.

Les acquisitions se portent toujours sur les produits « core ».  Les investisseurs sont pour les trois quarts des montants engagés français (grâce notamment aux cessions du portefeuille Carrefour et de « Beaugrenelle » à des investisseurs français pour environ 2 milliards d’euros). En nombre de transactions, les pieds d'immeubles arrivent en tête et représentent près d'un milliard d'euros d'investissement. Toutefois, ce sont les centres commerciaux représentent les deux tiers des investissements.

Les taux de rendement des pieds d'immeuble
Source: JLL

Rendement à baisse. La pression perdure sur les taux de rendement « prime » qui restent orientés à la baisse, à des niveaux proches de 2007. Il faut compter moins de 4 % pour les meilleurs pieds d’immeuble parisiens, 4,5 % pour les centres commerciaux les plus performants et 5,5 % pour les meilleurs retails parks.

Mutations. D'après JLL, les locations « prime », qui capte le plus de flux de clientèle resteraient privilégier par les enseignes locataires.  "Entre la baisse de la fréquentation, la concurrence commerciale exacerbée, l’uniformisation des concepts, la différenciation devient un élément clé pour l’avenir du commerce. De profondes mutations sont en cours" indique l'étude.