L'importance de l'immobilier s'est renforcée dans la crise

Selon l’Aspim, la crise a accrû le rôle de l’immobilier dans les transformations économiques et sociétales.

Résilience. C’est ainsi que la deuxième étude d’impact socio-économique de l’Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM), publiée mardi 8 novembre, qualifie les fonds d’investissement immobilier non cotés (SCPI, OPCI, OPPCI et autres UC immobilières. Le secteur qui regroupe aujourd’hui plus de 1,8 million de salariés et a investi en 2021 plus de 850 millions d’euros pour l’entretien du parc immobilier et la restructuration complète des actifs confirme le statut de valeur refuge de ces actifs pour 4 millions de Français, détenteurs en direct ou en unités de compte d’assurance vie.

L’étude pointe notamment l’évolution du patrimoine des fonds pour faire face aux grands enjeux sociétaux des dernières années. «Si le bureau demeure la principale classe d’actifs détenue par les fonds immobiliers, on observe une augmentation de 69% de la part du parc dédié à la santé (cliniques, Ehpad, résidences gérées) entre 2018 et 2021», note l’enquête. L’an passé, les investissements réalisés par les SCPI dans l’immobilier de santé ont représenté un milliard d’euros contre 300 millions investis en 2020 avant la crise sanitaire.

Autre constat : la crise sanitaire a favorisé le retour des fonds immobiliers sur le marché du résidentiel. «Dans un contexte de crise du logement, le secteur se dit prêt à apporter des solutions, en particulier dans les zones tendues où le déficit d’offre locative abordable est manifeste», note l’étude. L’ASPIM milite pour une «institutionnalisation» de l’épargne des ménages en direction du logement locatif et propose à ce titre la création d’un «Fonds Logement» permettant au secteur de développer une offre locative abordable et de qualité au travers de fonds dédiés. Destiné aux personnes physiques, le fonds s’inscrirait par ailleurs dans l’optique de la préparation de la retraite.

Toujours selon l’étude, les fonds confirment également leur engagement en matière d’investissement socialement responsable : 72 fonds, représentant 29% du marché français, ont déjà obtenu le Label ISR. A noter que la performance extra-financière des actifs a fortement progressé entre 2019 et 2021 comme en témoigne la mise en place d’indicateurs de suivi relatifs aux consommations énergétiques par près de 90 % des sociétés de gestion (contre près de 50 % précédemment).
 
Enfin, il ressort que les dirigeants ambitionnent de poursuivre l’européanisation de leurs investissements dans les prochaines années. En 2021, le poids des investissements réalisés par les SCPI en Europe est passé de 34 % contre 31% en 2018 et seulement 15% en 2015.