Les studios parisiens souffrent sous l'effet de l'encadrement des loyers

Selon Meilleurs Agents, les prix des petits surfaces dans la capitale ont lourdement chuté après la mise ne place de la loi Alur.

La faute à l'encadrement des loyers ou au contexte économique ? Un peu des deux. Selon les chiffres d'activité du marché immobilier pour 2015 et les prévisions pour 2016, Meilleurs Agents a montré peu d'optimisme sur l'évolution des prix dans la capitale. Sur les deux dernières années, les prix ont chuté de 5,6% concernant les petites surfaces. Alors que la baisse n'est "que" de 3% en ce qui concerne les grandes. 

Pour expliquer cette différence, Meilleurs Agents invoque la loi sur l'encadrement des loyers qui aurait repoussé l'envie d'investir dans les petites surfaces qui représentent près de 50% du parc immobilier dans la capitale. "On observe au quotidien de plus en plus de proriétaires qui nous disent 'je vends'", explique Sébastien de Lafond, le président de Meilleurs Agents.

Cela se ressent d'ailleurs sur l'attractivité sur les différents biens disponibles. Pour la première fois, les grandes surfaces sont plus attractives que les petites pour les investisseurs (voir graphique). Selon l'Indice de tension immobilière (qui mesure l'offre par rapport à la demande) les deux courbes se sont inversées au Printemps dernier, lorsque le débat sur la mise en place de l'encadrement des loyers faisait rage. Pour précision, l'encadrement des loyers concerne surtout les studios car ce sont les surfaces qui proposent le prix au mètre carré le plus élevé.

Meilleurs Agents souligne que malgré la mise en place de la loi au 1er août dernier, encore 29% des loyers ne respectaient pas l'encadrement au 1er janvier. Ce qui mène à une sorte de "double peine" sur le marché : les effets négatifs de la loi sur l'humeur des investisseurs, et des loyers qui ne baissent pas pour tous les locataires.