Les SCPI de Corum signent une belle année 2020

Elles ont atteint ou dépassé leurs objectifs de performance. Quant à la nouvelle compagnie d’assurance vie du groupe lancé en plein confinement, elle a d'ores et déjà collecté 15 millions d’euros.
Le bateau de Corum l'épargne ©Yann Riou / polaRYSE / CORUM l'épargne

Doit-on réellement s’attendre à une débâcle pour les SCPI ? Alors que l’ASPIM devrait bientôt publier les chiffres du dernier trimestre de 2020, Corum a dévoilé les siens hier matin. Malgré une année chahutée, ses SCPI affichent des performances élevées.

Corum Origin a ainsi atteint son objectif de 6 %* et Corum XL a dépassé le sien : elle a délivré 5,66 % de rendement, légèrement au-delà de sa cible de 5 %. Mais c’est surtout la plus récente de la gamme, Corum Eurion, qui se fait remarquer. Lancée en février dernier, à l’aube du premier confinement, la SCPI a délivré un rendement de 10,39%, pour un objectif de 4,5 %. Une très belle performance à laquelle les investisseurs ne devraient pourtant pas s’habituer. « Ce n’est pas un rendement que l’on tiendra dans le temps, a prévenu Frédéric Puzin, président du groupe Corum. Toutefois, ses performances devraient être au-dessus de son rendement cible cette année encore ». Selon lui, le succès d’Eurion repose sur « le contexte très particulier » dans lequel les gérants ont pu « saisir des opportunités très intéressantes » grâce à des vendeurs « pressés de vendre ».

La collecte nette globale des trois SCPI s’est établie à 509 millions d’euros. Le taux d’occupation financier dépasse les 98 %. Corum dit avoir reçu 30 % de demandes d’aménagements de loyers de la part de ses locataires. Après discussions, l’impact sur les loyers n’était que de 1 %. « La plupart des grosses demandes ont été émises par des entreprises solides, disposant d’une surface financière importante », a regretté Frédéric Puzin.

En poursuivant ses investissements en 2020, Corum a pu éviter de diminuer le prix des parts de ses SCPI. Elle écarte encore le risque pour 2021 en affichant un optimisme sans faille malgré la conjoncture. « On peut plus facilement anticiper que l’année dernière, a confirmé Jonathan Wasserman, président de Corum l’Epargne. La crise a balayé beaucoup de certitudes que l’on pouvait avoir sur certains secteurs voire des entreprises. 2021 ne devrait pas changer la donne ».

Corum Life a bien résisté pour sa première année

Le 16 mars dernier, la veille du premier confinement, Corum annonçait le lancement de sa propre compagnie d’assurances et de son premier contrat d’assurance vie. Malgré le contexte, sa collecte a atteint 15 millions d’euros. Frédéric Puzin s’est dit satisfait de cette première année de commercialisation en dépit d'un contexte très perturbé. « Une crise ne doit pas nous empêcher d’avancer sur nos projets », a-t-il défendu.

Corum Life représente à date 15 millions d’euros d’encours sur les 4 milliards au global que gère le groupe (avec un objectif de collecte de 50 millions d'euors). Le ticket moyen est de 1.000 euros pour 50.000 clients et le contrat est proposé en gestion libre ou en gestion pilotée.

Des évolutions sont déjà prévues. Deux nouveaux profils devraient compléter l’offre de Corum Life : Essentiel (composé de la SCPI Corum Origin et du fonds obligataire BCO) et Pur BCO (composé uniquement du fonds BCO, pour les clients qui n’ont pas « une fibre immobilière développée »). Mais Frédéric Puzin a surtout surpris en annonçant réfléchir à la création d'un fonds en euro, alors que la société se distinguait jusqu’à présent en n’en proposant aucun.

* Toutes les performances sont nettes de frais de gestion