Immobilier neuf

Les promoteurs observent un léger rebond de leur activité à mi-parcours

La commercialisation de logements neufs a repris quelques couleurs après un début d’année toujours difficile - En revanche, les mises en vente en chute libre pâtissent toujours de la prudence des promoteurs quant au risque de gonflement du stock.

Après un premiertrimestre 2013 en repli de 2,8 % par rapport au premier trimestre 2012, du fait d’une baisse massive du nombre d’investisseurs individuels (-26 % par rapport à 2012), les ventes enregistrées par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) (1) au deuxième trimestre 2013, tout en restant inférieures de 22 % par rapport à la même période il y a deux ans, se redressent de 10,4 % (et de 2,2 % selon les statistiques du Ministère du Développement durable) grâce notamment au retour d’investisseurs perturbés par le contexte électoral en 2012. 

Reprise timide des ventes.

D’après la fédération, le dispositif Duflot, qui avait connu un démarrage timide en début d’année, « a commencé à trouver son public au deuxième trimestre 2013 », même si l’affirmation reste à relativiser, « certaines décisions d’investissement ayant pu être accélérées par le bas niveau destaux d’intérêt, par la fin de l’éligibilité de certaines communes situées en zone B2, ainsi que par la mise en place des modulations des loyerspour les acquisitions postérieures au premier semestre 2013 ».Sur les six premiers mois, l’activité, en légère augmentation de 4,1 %, reste portée par le marché de l’accession (+8 %), les ventes à investisseurs ayant diminué de 2,1 %. 

Ralentissement des mises en vente.

Si les réservations progressent ce trimestre, les professionnels, jugeant la demande toujours faible, restent prudents quant au lancement de nouveaux programmes. Aussi, les mises en vente, après un recul spectaculaire de 27,8 % au premier trimestre 2013 par rapport à celui de 2012, continuent de baisser de 17,8 % au deuxième trimestre par rapport à celui de l’année précédente (de 21,8 % selon les statistiques du Ministère du Développement durable) et de 22,4 % de semestre à semestre.

Ce ralentissement de l’offre nouvelle « traduit l’inquiétude des promoteurs à l’égard des perspectives de marché et leur volonté de limiter le risque de gonflement du stock », dont le délai d’écoulement est évalué, pour l’heure, à 13,8 mois. « L’ajustement des mises en ventes au rythme des ventes a permis de stabiliser globalement l’offre commerciale (2) depuis le deuxième trimestre 2012 »,note la FPI, qui souligne toutefois que « 44 % de cette offre est constituée de logements en projet, c’est-à-dire non démarrés (et susceptibles de ne jamais voir le jour si au moins 50 % du programme n’est pas précommercialisé) ».Le volume de logements achevés non vendus reste, quant à lui, maîtrisé. 

Légère orientation à la baisse des prix de vente.

Concernant le prix moyen au mètre carré habitable (hors parking) des logements collectifs réservés sur la période, il diminue de 3,6 % entre le deuxième trimestre de 2013 et celui de 2012, à 3.942 euros/m_, contre 4.033 euros/m_. Sur la même période, il baisse de 5,6 % à 4.510 euros/m_ contre 4.780 euros/m_ en Ile-de-France et reste stable en province à 3.661 euros/m_. Comme toujours, les évolutions entre régions sont très contrastées. A noter que les variations de prix dépendent de l’échantillon analysé, du nombre et de la nature des biens vendus.

(1) Les ventes de la FPI correspondent aux réservations nettes, hors ventes en bloc et hors résidences de services, c’est-à-dire aux réservations brutes déduites des désistements (contrairement à celles du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie qui comptabilise des données brutes).

(2) L’offre commerciale comptabilise les logements achevés, en cours de construction et en projet.

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