Les prix des logements restent surévalués dans les grands pays européens sauf en Allemagne

D’après le tableau de bord de l’Observatoire de l’épargne en Europe (OEE), la situation des marchés de l’immobilier résidentiel continuent d’opposer l’Allemagne où les prix n’ont pas achevé leur rattrapage et les autres grands pays qui n’ont pas (ou pas encore) purgé la hausse des années 2000.

Alors qu’ils sont parmi les plus surévalués par rapport à leur tendance de long terme, qu’on les compare aux loyers ou au revenu des ménages, les prix de l’immobilier, en France et en Belgique ne baissent guère.

De son côté, l’Allemagne est le seul pays européen où les prix de l’immobilier résidentiel étaient encore, en 2012, sous-évalués de plus de 20 % par rapport à leur tendance de long terme, selon les calculs de l’OCDE.

Au Royaume-Uni, les prix sont soutenus par les nouveaux dispositifs d’aide à l’acquisition de biens immobiliers et par la baisse des taux offerts par les banques et les Builiding Societies.

Les statistiques des mois de juillet et août montrent une hausse importante, de l’ordre de 5 % de la valeur des biens sur le marché par rapport à l’été 2012. Concentrées sur Londres et le Sud-Est du pays en début d’année, ces augmentations se diffusent sur le reste du territoire.

En Espagne, la baisse des prix ralentit depuis le premier trimestre 2013, et le pays se rapproche de son niveau d’équilibre de long terme selon les calculs de l’OCDE. Le nombre de transactions continue de baisser malgré le regain d’intérêt des acheteurs étrangers pour le marché espagnol.

Enfin, l’Italie, qui n’avait pas connu de très forte inflation des prix immobiliers dans la période antérieure à la crise financière, est le seul des pays sous revue dont les niveaux de prix soient dans leur tendance de long terme.