Les Français prêts à payer plus cher pour un logement écolo

Près d’un Français sur deux serait prêt à dépenser au moins 6% de plus pour un bien à plus faible impact énergétique.
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La transition énergétique du secteur immobilier se fait à marche forcée. Le gouvernement met la pression sur les professionnels et les propriétaires. Depuis le 1er juillet dernier, le nouveau diagnostic de performance énergétique (DPE) est entré en vigueur et est devenu opposable. Mais surtout, députés et sénateurs se sont mis d’accord sur le texte de la loi climat et notamment son chapitre sur le logement qui prévoit l’interdiction progressive de la location des passoires thermiques. Alors que les associations professionnelles dénoncent un calendrier « irréaliste », les propriétaires semblent emboiter le pas du gouvernement dans la « verdisation » accélérée de l’immobilier, car ils sont de plus en plus demandeurs de logements écologiques.

L’agence immobilière en ligne Liberkeys a publié ce lundi 19 juillet une étude réalisée par Poll&Roll qui témoigne de leur appétit grandissant pour les logements verts (1). Ainsi, 84% des Français estiment que l’indice DPE est un critère important dans le choix de leur logement et souhaiteraient un bien noté au maximum C.

De fait, 45% d’entre eux se disent prêts à dépenser au moins 6% de plus pour un bien qui satisfait leurs critères et même 1/3 d’entre eux se dit prêt à payer 20% plus cher un logement moins énergivore. « Les citadins des grandes agglomérations de plus de 100.000 habitants semblent davantage disposés à dépenser plus pour un logement à faible impact énergétique que les habitants des petites agglomérations et des communes rurales, ajoute Liberkeys dans son étude. Selon l’âge, des disparités existent également puisque les 18-34 ans sont prêts à faire plus d’efforts financiers pour acquérir un bien plus écologique (79%) que leurs aînés et près de 2/3 d’entre eux seraient prêts à dépenser jusqu’à 10% supplémentaires ».

(1) : Etude Poll&Roll pour Liberkeys réalisée auprès de 1.000 répondants représentatifs de la population 18 ans et plus française entre le 25 et le 29 juin 2021.

Un logement, écologique, kézaco ?

Pour les Français, les deux critères qui qualifient le mieux l’impact écologique d’un bien sont l’isolation (49%) et le fait d’être équipé d’un système d’alimentation à énergies renouvelables (41%). Liberkeys relève dans son étude que les critères qui sont les plus facilement actionnables au niveau individuel sont pourtant nettement moins cités que ceux concernant le bâti. Ainsi, le tri (22%), le chauffage respectueux de l’environnement (18%) et l’éclairage (15%) sont loin derrière l’alimentation énergétique et l’isolation.