Crédit immobilier

Le retour des non-résidents

Après une chute de l’activité de l’ordre de 40 % entre 2007 et 2009, les transactions semblent redémarrer.

En dehors des Français expatriés qui représentent, d’après Loïc Boppe, directeur des non-résidents au Crédit Foncier, un quart des transactions, la clientèle la plus active sur le sol français en 2009 restait celle en provenance du Royaume-Uni (15,6 %) suivie des Italiens (14,7 %). En 2010, la moitié des biens vendus entre 1 et 2 millions d’euros l’ont été à des étrangers, au-dessus de 4 millions le taux passe à 80 %.

Existence d’une clientèle intermédiaire.

Au-delà de la clientèle fortunée qui se passe des services d'un courtier, il existe un marché intermédiaire « dynamisé par l’arrivée des compagnies aériennes low cost  », explique Sylvain Lefevre, directeur général adjoint de Cafpi en charge du département international créé en 2005. Ces clients, cadres pour plus de la moitié d’entre eux, disposent d’un revenu moyen de 116.205 euros, en baisse de 7 % par rapport à 2009, mais réalisent une acquisition de 284.312 euros, un prix d’achat en augmentation de 13 %.

La France, terre d’accueil des résidences secondaires.

L’activité du courtier, réduite de 40 % entre 2007 et 2009, retrouve quelques couleurs, notamment grâce à la baisse des taux. Cependant, la destination des capitaux a permuté. Alors que l’investissement locatif représentait 57 % des acquisitions en 2009, il ne constitue plus que 34 % en 2010, remplacé par l’achat de résidences secondaires (53 % des transactions opérées par l’intermédiaire de Cafpi International).

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur demeure le premier secteur géographique d’acquisition des non-résidents en concentrant 18 % des 500 dossiers traités par an par le courtier. L’Aquitaine, la Normandie et la région Poitou-Charente rassemblent chacun 10 % des demandes, la Bretagne 7 %, l’Ile-de-France, 6 %.

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