Immobilier neuf

Le repli des ventes se confirme

Au premier trimestre 2012, la commercialisation de logements neufs, appartements et maisons individuelles, a fortement reculé par rapport à l’an passé.

Pour la première fois,la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), représentée par Marc Pigeon - qui vient de laisser la main à François Payelle élu pour trois ans à la tête de la fédération - et l’Union des maisons françaises (UMF) présidée par Christian Louis-Victor depuis 1988, se sont réunies autour d’une conférence commune. A eux deux, ces syndicats représenteraient, d’après la voix de leurs ambassadeurs, 70 % de la production de logements neufs privés et 57 milliards de chiffre d’affaires.

Au premier trimestre 2012, les deux fédérations établissent le même constat : une chute brutale des ventes de logements privés par rapport à l’année dernière. Un état de fait qui s’explique en grande partie par la suppression des incitations fiscales pour l’investissement locatif et la moindre solvabilité des candidats à l’accession à la propriété (lire ci-dessus).

Des ventes en chute libre chez les promoteurs…

Du côté des promoteurs, les ventes (logements collectifs pour l’essentiel) au premier trimestre 2012 affichent une forte baisse par rapport à la même période l’an passé, accusant un repli de 25 %. La réduction de l’avantage fiscal conféré par le dispositif Scellier a entraîné un retrait brutal des investisseurs privés du marché. Après une baisse de 57 % entre le premier trimestre 2011 et le premier trimestre 2010, leur nombre s’est encore réduit de 39 % entre le premier trimestre 2012 et le premier trimestre 2011. De 57 % en 2011, leur part dans les ventes au détail de logements relevées par la FPI devrait s’établir à 50 % en 2012, sur une base de ventes totales estimées à 80.000 unités. Un résultat à comparer aux 103.300 logements commercialisés en 2011 (93.292 appartements et 10.004 habitations individuelles groupés) qui pourrait encore diminuer si le dispositif Scellier est supprimé avant la fin de l’année ou si le coût du crédit se renchérit.

Concernant l’accession à la propriété, la reconfiguration du PTZ+ ainsi que le durcissement des conditions d’octroi de financement ont joué un rôle important dans le recul des commercialisations.

… et chez les constructeurs de maisons individuelles.

Du côté des maisons individuelles en secteur diffus (individuel pur), l’UMF relève une diminution des ventes de 17 % entre le premier trimestre de 2012 et le premier trimestre de 2011 qui touche tous les secteurs géographiques, et particulièrement l’Ouest (Maine et Loire, Pays de la Loire et Vendée) et le Languedoc-Roussillon, régions moteurs de ces dix dernières années. L’Est et l’Ile-de-France sont les moins touchés.

Aussi, le volume est attendu entre 120.000 et 130.000 maisons contre 148.500 en 2011, soit une baisse de l’ordre de 20 à 23 % d’après les prévisions de Caron Marketing, éditeur de l’indicateur Markémétron.

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